Hell Hounds (Soo/Phili/Kaa)

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Re: Hell Hounds (Soo/Phili/Kaa)

Message par Kaarasu Takami le Dim 13 Mai - 1:45



— As-tu une idée ?

Kaarasu regarde tour à tour Soo Lin et son assistant, plutôt curieux de voir comment ils parviendront à trouver la solution à son petit casse-tête.

— Euh... Vu que c'est un type qui aime un peu trop parler, je pense qu'il nous a donné la réponse avec les règles, on devrait sûrement creuser ce qu'il a dit.

Le brun sourit. Soo Lin se tourne soudainement vers lui, comme si elle venait de réaliser quelque chose.

— De toute manière tu nous accompagne en bas, tu ne vas pas passer 20 minutes dans le froid ici, continue Philibert en soupirant. Ne réponds pas, ce n'était pas une question…

Kaarasu se lève de la rambarde ou il était installé et s’approche du duo, prêt à coopérer.

— Qui aime un peu trop parler, hmm…

Pour la première fois de la soirée, l’ombre d’un sourire apparait au coin des lèvres de la détective. Elle s’approche de son acolyte et lui murmure quelque chose que Kaarasu n’entend pas. Une fraction de seconde plus tard, Philibert fonce droit sur lui. Ayant développé de bons réflexes au cours des années, il arrive à éviter ses premiers coups, et sort un couteau à cran d’arrêt pour se défendre, mais le jeune homme de main est plus doué qu’il n’y parait. L’informateur parvient à lui entailler l’épaule du bout de sa lame, mais il se retrouve rapidement plaqué contre la porte menant à l’escalier, Philibert le tenant à la gorge. Kaarasu soutient son regard avec une pointe de frustration ; la soirée ne se déroule pas tout à fait comme il l’avait prévu. Très en contrôle, Soo Lin s’approche et sort un pistolet. Elle appuie le canon froid contre la tempe du brun et l’oblige à la suivre jusqu’à la rambarde, à laquelle elle lui menotte les poignets.

— La meilleure solution est parfois la plus simple, Kaarasu…

Elle range le pistolet dans son sac à main. Son visage est redevenu aussi froid que celui d’une poupée de cire.

— Tu dis que tu ne sais pas qui possède, dans cet édifice, l’indice qui nous mènera à ta précieuse information, mais tu as quelque chose de plus précieux, hm ?

Elle s’approche et écarte ses mèches brunes de son front, dans un geste presque maternel.

— Tu as la solution, juste ici. Tu nous a convoqué ici en sachant très bien que nous repartirions avec cette information. Peut-être que tu ne connais pas la réponse à ta petite énigme, mais tu sais ce que nous sommes venus chercher. Tu ne nous laisseras pas repartir bredouille, je me trompe ?

Elle marque une petite pause et sourit à nouveau.

— Bien sur que non, je ne me trompe pas. Nous sommes pareils, toi et moi, Kaarasu. Tous les deux, nous ne pouvons pas résister à l’envie de nous donner en spectacle. Je sais aussi que tu aimes parler autant que moi, ça ne devrait donc pas te poser problème de nous éclairer sur la question.

Elle recule et se range aux côtés de Philibert. Kaarasu la suit du regard, agacé par son propre manque de précautions. Il a sous-estimé cette jeune femme, ça ne fait aucun doute maintenant.

— Phili peut se montrer très persuasif, tu sais…

Les lèvres de Kaarasu s’étirent en un rictus. Comptent-ils vraiment le torturer pour le faire parler ? C’est une tournure à laquelle il n’avait certainement pas songé. Il prend un moment pour observer plus attentivement la jeune détective. Très droite et glaciale, elle dégage une aura de militaire typique de Kyrial. Le brun n’a aucun mal à l’imaginer vêtue d’un uniforme de soldat. Elle se tourne alors vers son assistant qui, visiblement, attend ses ordres comme le bon chien de garde qu’il est.

— Fais le nécessaire, ordonne-t-elle. Mais je t’en prie, épargne son visage. Nous ne voudrions pas lui couper la parole, après tout.


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Re: Hell Hounds (Soo/Phili/Kaa)

Message par Philibert le Ven 15 Juin - 23:30

Suite aux remarques de son acolyte, Soo Lin esquissa un discret sourire avant de donner une nouvelle tâche à l'homme de main, concernant le seul domaine où il excellait grâce aux étranges aléas de la nature.
Il cligna des yeux et soupira rapidement, il était toujours un être avare de son énergie qu'il n'aimait pas dépenser...
Lorsque ses paupières se rouvrirent, il avança brusquement vers l'informateur. Il devait le neutraliser. Il tenta naïvement un direct dans le visage, espérant un combat qui se conclura rapidement, mais il s'avère que Kaarasu n'en était pas à son coup d'essai.
Il esquiva adroitement l'attaque, ce qui surprit Philibert, il l'avait vu jusqu'ici comme un baratineur ennuyeux incapable de se défendre dans un violent corps à corps, mais apparemment, il s'était trompé sur toute la ligne.
L'acolyte enchaîna d'un crochet du gauche peu académique, se méfiant un peu plus de son adversaire cette fois-ci, mais une fois de plus il n'atteignit pas sa cible qui recula rapidement et mis sa main dans sa poche.
Les pupilles de l'ex-mafieux diminuèrent rapidement alors que ses sourcils se froncèrent au moment ou un léger clic se fit entendre dans cette profonde nuit, d'un geste précis et agile, Kaarasu sortit une lame et contre-attaqua dans le même mouvement visant la tête de son assaillant.
La lame reflétant les minces rayons de la lune se précipita silencieusement vers le visage de l'acolyte, mais celui-ci parvint à écarter son œil au dernier moment, seulement grâce à ses réflexes presque inhumains, au prix d'une coupure sur l'épaule.
Il avait sous-estimé cet homme, et il faillit en payer le prix fort. Si le couteau n'avait pas émis ce léger son juste avant le coup, Philibert aurait probablement eu une blessure bien plus grave actuellement, cet enfoiré avait bien géré l'effet de surprise.
Mais l'homme de main n'était pas n'importe qui. Il n'était plus l'heure de se ménager à cause de cette flemme insensée.
Durant cette esquive, le regard des deux hommes se croisa une fraction de seconde, celui de Philibert était devenu bien plus sombre et sérieux qu'au début de cet affrontement.

Avec une vitesse prodigieuse et alors qu'il n'avait pas encore repris totalement ses appuis, le brun envoya une droite dans l'abdomen de son adversaire qui ne s'attendait pas à une réaction aussi brusque.
Le coup percuta violemment Kaarasu qui entama un pas de recul pour encaisser le choc, mais le brun n'allait pas lui laisser le temps de souffler. Avant que le pied de l'informateur ne touche de nouveau le sol, Philibert agrippa son poignet et le tordit tout en agrippant sa gorge sauvagement, l'ayant ainsi entravé, il n'eut aucun mal à le plaquer contre l'acier de la porte, puis il planta son regard froid dans les yeux de son adversaire. Il aurait pu se délecter de l'expression que portait désormais le corbeau, mais Soo-Lin termina ce combat en sortant son revolver et en menottant enfin son 'hôte' après l'avoir dirigé vers la rembarde.

— La meilleure solution est parfois la plus simple, Kaarasu… ,commenca la détective, — Tu dis que tu ne sais pas qui possède, dans cet édifice, l’indice qui nous mènera à ta précieuse information, mais tu as quelque chose de plus précieux, hm ?

Elle s'approcha de leur prisonnier pour lui écarter quelques mèches se déplaçant au bon gré de la brise nocturne. Philibert n'aimait pas trop cette proximité vis-à-vis de cet homme dangereux comme pouvait en témoigner le chaud liquide écarlate qui coulait encore de son épaule.

— Tu as la solution, juste ici. Tu nous a convoqué ici en sachant très bien que nous repartirions avec cette information. Peut-être que tu ne connais pas la réponse à ta petite énigme, mais tu sais ce que nous sommes venus chercher. Tu ne nous laisseras pas repartir bredouille, je me trompe ?

La belle chinoise marqua une courte pause.

- Bien sûr que non, je ne me trompe pas. Nous sommes pareils, toi et moi, Kaarasu. Tous les deux, nous ne pouvons pas résister à l’envie de nous donner en spectacle. Je sais aussi que tu aimes parler autant que moi, ça ne devrait donc pas te poser problème de nous éclairer sur la question.

Elle se rapprocha de Philibert, appuyant sa marche d'un simple, mais efficace :

— Phili peut se montrer très persuasif, tu sais…

Tous les protagonistes avaient compris comment allait se finir cette rencontre sur le toit alors qu'un nuage noir venait masquer la lune dans le ciel.
Le fainéant n'était pas un génie de la torture, il n'était même pas un professionnel, mais dans son passé, il s'était souvent sali les mains sous les ordres de son patron en quête d'informations. Il ne savait peut-être pas comment faire le plus mal possible en abîmant le moins possible le corps des personnes qu'il interrogeait, mais il savait comment faire mal tout simplement, et jusqu'ici ça avait amplement suffit.

Philibert ne lâcha pas des yeux le visage froid de sa petite-amie, il n'allait pas émettre de réticences, car il n'en avait pas la moindre, mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser que ce genre de méthode ne ressemblait pas à la détective, elle qui lui avait demandé lors de leur première rencontre de s'écarter le moins possible de la loi...

— Fais le nécessaire. Mais je t’en prie, épargne son visage. Nous ne voudrions pas lui couper la parole, après tout.

L'acolyte ne formula pas de réponse par fainéantise et s'approcha à son tour de sa prochaine victime. Pour écarter directement le débat inutile du 'Voyons tu n'oseras jamais faire ça...', il s'empara sans un mot de la paume de Kaarasu de sa main gauche et entoura de sa main droite l'annulaire et le majeur.
Brusquement, il plia les deux doigts dans le sens opposé du sens naturel, le bruyant crac se fit entendre sur tout le toit.
Il se serait probablement fait réprimander s'il avait encore était dans la mafia, car on lui demandait de briser phalange par phalange pour avoir plus d'os à briser s'ils avaient à faire à un dur à cuire, mais Philibert était tout sauf quelqu'un de patient...

- Je vais être clair avec toi, je ne vais pas m'arrêter tant que Soo n'aura pas juger une réponse satisfaisante.

Sur ces paroles, il lâcha les deux doigts qui se mirent à pendre mollement, et se saisit du poignet de cet homme. Kaarasu tenta de se débattre, mais physiquement l'homme de main avait le dessus et il appliqua le même procédé pour lui briser le poignet sans le moindre remord.
Peut-être qu'il devrait avoir peur de l'image qu'il renvoyé actuellement à sa patronne, mais il n'avait jamais était le genre d'homme à penser à ce genre de chose, et c'est sans la moindre gêne qu'il étira le bras du corbeau, puis plaça fermement sa main sur son coude. Il s'apprêtait désormais à lui déboîter le coude de son unique bras non menotté.
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