Le regard du Passé [Solo : Tina & Iri] [act 4] |TERMINE]

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Le regard du Passé [Solo : Tina & Iri] [act 4] |TERMINE]

Message par Irinushka Koulikowsky le Mar 29 Nov - 20:49

_Bonsoir ma belle.
_Bonsoir Iri.

La richissime russe était allongée de tout son long sur son beau divan rouge sang, dans une robe moulante noire et ses long cheveux platines descendant le long de ses fins bras n’ayant jamais connu les rudiments du travail.

_J’ai fais ce que tu m’as demandé.
_Je le sais, tu es tellement efficace. Ton argent est sur la commode, en cash, comme tu me l’as demandé.

L’invitée de la trentenaire alla ouvrir une petite sacoche sur la commode et mettre le contenue dans ses poche. Puis, elle vagabonda dans la salle, admirant les tapisseries ornant les murs de la pièce comme un vieux château. Elle a toujours trouvé que sa cliente était fascinante à ce niveau là, elle venait d’une longue ligné de russe et elle dit être de pure sang, ce qui ne serait pas étonnant vu sa longue chevelure platine et ses yeux bleu et froid comme l’hiver. La jeune invitée adorait l’Histoire, le passé, comment était le monde autrefois.

_Tu es vraiment curieuse … comme une enfant.
_Je ne suis pas une enfant.
_Ah oui ? Prend en donc alors.


Irinushka tendit à son invitée un porte cigarette, où se trouvait une drogue surement remplis d’opium, au bout. La belle regarda le mégo avant de hocher de la tête en guise de refus.

_J’essaie d’arrêter.
_Avant même d’avoir commencé ? Tu n’as jamais pris de drogue de ta vie, tu bois à peine, tu essaies d’arrêter de fumer et tu n’as aucune vie sexuelle … tu es une enfant.

La jeune femme fronça les sourcils à ces propos. En quoi sa vie sexuelle jouait un rôle dans le fait d’être une enfant ou pas ? Elle s’occupait d’une petite fille, c’était très adulte ça ! Et c’était justement pour cette enfant qu’elle essayait d’arrêter de fumer. Sans répliquer, l’invitée alla vers une étagère avec des livres, observant la belle collection. Des livres écrits dans une langue disparue. Irinushka sourit avant de se lever de son divan, écrasant sa cigarette dans un cendrier en cristal. Elle alla vers la belle brunette et se tint très prêt d’elle.

_J’ai vu HellRoy-chéri récemment. Apparemment ça fait un moment que tu ne l’as pas vu. Tu lui en veux ?
_Non. Et ne dis pas « HellRoy-chéri » c’est dégoûtant.
_Oh tu es jalouse ? Je peux t’appeler « Tina-chérie » aussi si tu veux.

_Non merci.

Tina referma le livre, le rangea et alla regarder une sculpture plus loin dans la pièce. Irinushka alla la rejoindre aussitôt, salivant sur les courbes généreuses de cette jeune femme. Oh qu’elle était jalouse ! Elle aurait tant aimé avoir d’aussi belle forme et une si belle poitrine, jeune, ferme et imposante. Irinushka contourna la statue pour être face à la jeune femme et lui dire, sensuellement :

_Si tu n’aimes pas les hommes … peut être est-ce parce que tu aimes les femmes ?
_Dans tes rêves !
_Oh, mais comment peux-tu le savoir ? Tu n’as jamais essayé.

_Je n’ai jamais eu d’attirance pour une femme.

Tina regarda finalement Irinushka qui semblait extrêmement déçut, presque abattue. La belle tueuse soupira en roulant des yeux. Elle n’aimait pas voir cette expression sur son visage de porcelaine ça lui rappelait sa petite Sarielle.

_Mais tu es très jolie, là n’est pas la question.

Tina disait ça pour rassurer la pauvre femme qui avait l’impression d’être une vieille peau après avoir souffler ses 35 bougies. La raison de son absence à Asheimkai il y a peu. La jeune femme se dirigea vers la sortit mais la trentenaire la rattrapa et se mit entre elle et la porte.

_Pourquoi es-tu si triste ?
_Je ne suis pas triste, ne dis pas de bêtise !
_Oh Tina-Chérie, je vois bien que tu as changé, si ça ne va pas tu peux m’en parler. Je pensais que tu avais un minimum d’affection pour moi. Je te connais depuis 10 ans et j’ai bien vu que tu n’aimes personnes au sein de la mafia, et tu ne fréquentes personne en dehors. Les seuls personnes avec qui tu as une once de sympathies sont HellRoy, moi et ce Barman louche qui te sert d’informateur. Ne t’enfermes pas comme ça, ça te détruira.
_Je ne suis pas aussi intime avec toi que tu oses le penser. Tu n’es rien pour moi qu’une de mes clientes. HellRoy est juste un associé, un informateur peut être remplacé et le reste du monde je m’en balance. Maintenant écarte toi.


Irinushka regarda l’air sévère de la sombre jeune femme avant de s’écarter. Tina quitta la pièce et Irinushka alla se rasseoir sur son divan, fumant cette délicieuse drogue. Il fallait absolument qu’elle fasse quelque chose pour cette petite.



***************************************************************************************


Tina frappa à la porte, les deux gardes de chaque coté faisaient au moins deux têtes de plus qu’elle et trois fois sa largeur. Ils la regardèrent du coin de l’œil et elle savait pertinemment qu’ils fixaient sa poitrine, cette bande de pervers !
Elle regarda l’un et le tua des yeux avant de rentrer dans la pièce où on l’invita à entrer. Son bosse, le ventre bien rond, était installée sur un fauteuil de velours rouge, son costard blanc le faisait ressortir du décor.

_Tu voulais me voir ?
_Oui j’ai … une question en fait.

Tina fit signe qu’elle voulait lui parler seul, alors son bosse claqua des doigts et tout ses gardes sortirent de la pièce. Elle ferma la porte derrière eux. Prit une grande inspiration avant de se rendre devant le bureau de l’homme qui était en train de fumer un cigare en lisant des contrats.
Tina sortit de sa poche un magnifique pendentif en forme de croissant de lune et le jeta sur la table. Le vieil homme regarda le bijou un moment, avant de le prendre et l’observer à la lumière.


_Très beau, où l’as-tu trouvé ?
_Tims. C’est pour ça que tu voulais que je le tue en vérité, le cube c’était pour la forme.
_Je ne vois pas de quoi tu parles
_Je sais tout ! dit-elle en plaquant violemment ses mains sur la table. Il a tout avoué avant que je ne le tue. Alors je ne te le demanderais qu’une fois. Est-ce que c’est vrai que tu as commandité la mort de mes parents ?

Le vieil homme posa son cigare et le bijou. Il resta assit, ne se sentant pas tant en danger, puis affirma :

_... Oui.
_Pourquoi ?! Pourquoi tu les as tué et tu m’as laissé vivre ?!
_Ton père. C’était un excellent policier, il avait réussis à avoir un dossier béton lui allait faire effondrer tout le système de la Mafia. Je ne pouvais pas le laisser faire alors j’ai engagé deux gangs pour le faire, celui de Tims et Talem. Dans l’accident seul toi à survécu. Alors Tims voulait te vendre aux putes mais Talem est tombé sous ton charme et t’as prit sous son aile. Tu étais devenue ravissante et très douée alors j’ai voulu t’engager et que tu les fasses tous taire avant qu’être trahis.
_Toi qui répétait sans cesse que tu me protégerais comme un père,  je me suis bien faite avoir. Tu n’es qu’un porc comme tous les autres. Tu as tué ma famille et tu t’es servis de moi jusqu’à se qu’il ne reste plus rien.
_Que vas-tu faire à présent ? Me tuer ? Nous balancer à la police ?
_Non, je vais te laisser vivre. Pour le moment.

Tina se redressa et se détendit mais la rage était encore très visible dans ses yeux. Elle reprit le pendentif qu’elle enfouit dans sa poche avant de dire, hautaine :

_Je ferais en sorte que ta mort sois un accident, tu auras peur chaque soir. Tu n’es pas courageux, tu n’es pas malin, tu as juste du pouvoir mais ça ne te sauveras pas. Je ne travaille plus pour toi c’est terminé.
_N’oublie pas que HellRoy Jadziah a ton dossier, si je le donne à la police s’en ai fini de toi.
_Tu me prend pour une débutante ? J’ai pris ce dossier et je l’ai brulé. J’ai demandé à mes nettoyeurs d’effacer toute trace de moi dans cette chambre que tu m’as offerte. J’ai retiré tout le fric que j’avais sur mon compte caché et lorsque je quitterais cette pièce j’aurais disparu à nouveau. J’ai beaucoup plus de client que tu ne le crois, je saurais me débrouiller toute seule comme je l’ai toujours fais.

Puis, doucement, Tina tourna les talons et se dirigea vers la sortit. Frustrée, son ancien patron se leva brusquement en tapant sur la table :

_Tu ne tiendras pas deux minutes dehors, tu me supplieras de te reprendre !

Tina s’arrêta, la poignée de la porte dans la main. C’est vrai que la misère lui faisait peur, que plus de la moitié de la ville voulait la tuer ou la mettre en prison. Elle avait quitté son gang pour avoir l’abondance, un foyer et ne plus vivre dans la peur et la pauvreté. Mais …

_... Je préfère mourir dehors que de travailler pour celui qui a détruit ma vie.
_Je ne te reconnais pas.
_J’ai appris … à ressentir certaine émotion. La colère … le dégoût … le mépris … la tristesse … la vengeance …

Puis, elle ouvrit la porte et disparut. Le vieil homme s’effondra sur son siège. Il prit sa tête entre ses grosses mains rustres. Une peur l’envahit au fond de son être.
Il était un homme mort …



***************************************************************************************



La russe tourna la page de son livre qu’elle avait bientôt finit. Elle n’était jamais chez elle cette enfant ou quoi ?
Après quatre heures d’attente, la porte de l’appartement s’ouvrit enfin. Tina apparut, l’air faible. Elle regarda d’un œil mauvais son invitée surprise.

_Qu’est-ce que tu fais chez moi ?
_Tu ne réponds pas à mes appels, tu n’es pas venu chercher ton argent la semaine dernière. Je m’inquiétais pour toi ma chérie.
_Qui t’as dit où j’habite ?

_Oh secret secret.

Irinushka ferma son livre et alla vers Tina qui avait les yeux rouges et le teint encore plus pâle que d’habitude. Cette dernière entra, fermant la porte à clé avant de se rendre dans sa cuisine pour s’y asseoir. Irinushka la suivit et constata que sa cadette respirait très faiblement.

_Tu es blessée ?
_Non, juste un petit rhume.

La russe fronça les sourcils avant de prendre la température de la jeune femme. Cette dernière la repoussa mais la trentenaire avait eut le temps de constaté que la petite était bouillante.

_M-mais tu es brulante ! Tu es allée voir un médecin?
_J’ai pas besoin de médecin, je peux me débrouiller toute seule.

A ces mots, Tina se leva pour chasser son ainé mais au moment de lui parler, elle tourna de l’œil et feins de s’évanouir. Irinushka la rattrapa aux moments où elle flanchait les jambes. Tina se pressa la tête d’une main et repoussa sa protectrice d’une autre puis alla s’asseoir sur son grand lit.

_Tu ne devrais pas repousser les gens qui sont de ton coté …

Irinushka s’assit à ses cotés et posa sa main sur l’épaule de la jeune femme qui la repoussa violemment, les yeux sanglant et l’air en colère.

_Tina, je veux t’aider, qu’est-ce que tu as ?
_Fou le camp ! Laisse moi !

La jeune femme compressa sa tête entre ses mains. La russe était un peu terrifié à présent. Tina était une tueuse à gage, en colère ça ne pouvait rien donné de bon.
Après quelques instants, elle vit le corps faible de Tina s’écrouler sur son lit, respirant lentement. Irinushka finit par revenir vers elle et l’allonger correctement sur son lit, lui tirant une couverture. Elle était si mignonne quand elle dormait, même si elle semblait plus morte que vivante.

Après deux heures, Tina ouvrit les yeux.

_Hello Chérie.
_Qu’est-ce que tu fou encore là ?
_C’est vrai que ton logement est misérable comparé à ce que tu avais à la mafia.

_Tu es au courant ?
_Ta démission n’a pas passé inaperçu. Dis Tina, ça te dirait de vivre avec moi le temps que les choses se calme ?

Tina se releva et se frotta les yeux, son maquillage ayant disparut pendant qu’elle dormait. Elle paraissait beaucoup plus jeune et fragile sans. Un long silence s’installa dans la pièce. Irinushka avait beaucoup de question pour la jolie demoiselle mais s’abstint, elle savait que dans ces moments elle devait simplement se taire et écouter même si elle brûlait d’envie de monopoliser la conversation.

_Pourquoi ? Je suis assez invivable.
_Tu auras ta propre chambre et je te protègerais, même si je sais que tu peux te débrouiller toute seule.
_Hm …
_Tu ne te sens pas trop seule ? Je sais que tu évites de sortir pour ne pas croiser la Mafia. Si tu viens chez moi je promets de doubler ton salaire !
_Doubler mon salaire ? Ne m’oblige pas à te tenir compagnie.

_Dommage, dit Irinushka en souriant, marché conclu ?
_... Seulement le temps que les choses se calme alors.

Tina n’avait pas d’affaire personnel, elle quitta donc sa cachette avec Irinushka dans une belle limousine qui ne passait pas inaperçu dans ce coin.

_Iri … Tu ne t’ai jamais demandé si … si la réalité est en fait tes rêves et tes rêves la réalité …

Tina serra ses genoux contre elle. Elle avait l'impression que la réalité est seulement quand elle est près de Nô et Sarielle. Le reste semblait confus, flou, même son propre reflet à travers cette vitre teinté semblait faux. Pourquoi ?

_Je ne suis pas aussi intelligente que toi mais j’ai vécu plus longtemps et il y a certaine chose que j’ai comprise avec le temps. Les rêves sont seulement un doux refuge. Parfois on aimerait que ça soit vrai car ce ne sont que des désirs. J’en sais quelque chose avec mon opium. Mais demande toi les bonnes questions.
_Si seulement je les connaissais.
_... Qu’est-ce qu’il te manque, et que dois-tu faire pour l’obtenir ?


Tina tourna la tête vers Irinushka.
Oh qu’elle était à croquer ! C’était si unique de la voir démunie comme ça, sans maquillage, avec juste sa beauté naturelle et ses grands yeux vert émeraude !
La belle réfléchit aux paroles de son ainé. Même Oni lui avait posé cette question avant de rendre l’âme. C’était surement ça qui lui manquait, le bonheur. Mais comment faire pour l’obtenir ? Les seuls moments où elle se sentait bien était prêt de Nô et Sarielle …
Une famille. Une évidence.
Ce n’était pas des parents qu’il lui fallait, mais sa propre famille à elle. Les sentiments qu’elle avait pour Nô, ce n’était pas passager, ce n’était pas de l’amitier, elle était vraiment amoureuse de cet homme. C’était ça qui lui manquait. Il lui manquait Nô.
Roh mais jamais il ne pourrait aimer une tueuse à gage complètement sociopathe !!
Irinushka regarda Tina qui devait se faire une scène dans sa tête vu les infimes expressions sur son visage cadavérique. La russe sourit en observant sa protégée.

_Toi seule peut répondre à cette question, ma chérie.


Dernière édition par Irinushka Koulikowsky le Dim 22 Oct - 15:19, édité 3 fois
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Re: Le regard du Passé [Solo : Tina & Iri] [act 4] |TERMINE]

Message par Tina le Jeu 19 Jan - 21:02

Tina avait encore beaucoup de fièvre mais elle devait faire quelque chose avant de se rendre chez Iri. Elle sortit de la voiture précipitamment et promis à la blonde de la rejoindre dans quelque heures. Elle devait s’occuper de la petite ce soir puisse que Nô travaillait.
Tina fit donc son travaille de mère en évitant de prendre la petite dans ses bras pour lui épargner ses microbes. Elle était épuisée et voulait s’endormir à chaque instant mais tenait le coup. Elle n’allait surement plus revoir la gamine avant un moment alors il fallait assurer. Au moment de dormir, Tina s’assit sur le bord du lit de la petite et l’appela, assez faiblement :

-Sarielle ? Eh Sarielle ? Princesse ? Viens au lit ça va être l'heure de dormir.
-Mais maman, les chats ne vont pas faire dodos eux !
-les chats ont le droit, ils sont plus grands


La petite, déjà en pyjama, obéit et s’engouffra dans ses draps, regardant sa mère avec un grand sourire et de grands yeux d’émerveillements. Tina eut un sourire tendre et se contenta de lui caresser les cheveux et la joue pour ne pas lui donner ses microbes. Elle aurait tant aimé la couvrir de baisers mais il était plus dangereux pour une enfant de tomber malade que pour une adulte, et en plus ça retomberait sur Nô.

_ ... Sarielle... maman va devoir s'absenter un long moment alors je t'ai acheté la poupée que tu voulais.
_ ... Tu vas partir longtemps ? demanda la petite sans faire attention à la poupée
_Hm ... Tu devras compter sept nuits sans moi.
_C'est beaucoup sept ?
_...Non *si* c'est ... *Une éternité* rapide. Tu verras.
_Je pourrais appeler maman sur son téléphone ?
_Malheureusement non, mais tu sais, ce n'est pas parce que tu ne me vois pas que je ne suis pas la. Je veillerai toujours sur toi. Et puis tu auras papa hein ?
_...

Sarielle prit la poupée et la regarda longuement. Elle était étrangement pensive et sérieuse. Elle ne digérait certainement pas le fait ne pas voir sa mère pendant un certain tant. Déjà qu’elle ne la voyait que le soir, elle aait peur qu’un jour elle ne la voit plus du tout.
La petite finit par demander, le plus sérieusement du monde :

_Maman je peux lui couper les cheveux ?
_Oui, comment ?
_Comme toi.


Peut-être était-ce à cause la fatigue, elle qui d'habitude était toujours radieuse, pétillante presque extravagante, mais à ce moment elle avait le sérieux d’un adulte. Tina s'exécuta et remarqua alors que la poupée avait de grand yeux vers et des lèvres rouges. Comme elle. C'était la seule poupée aux cheveux noirs que Sarielle avait et il fallait quelle ressemble à sa mère ...

_Sarielle, pourquoi tu préfères les poupées blondes ?
_Je ne préfère pas les poupées blondes, mais aucune poupée ne ressemble à maman alors je prends des poupées qui ressemblent à papa. Aucune ne ressemble à maman, maman est plus jolie.

Tina regarda la poupée. Évidemment qu'aucune ne lui ressemblait, toutes les poupées avaient de long cheveux, un air innocent, des joues rosées et peu de maquillage. Jamais Sarielle n'aurait pus trouver l'effigie de sa mère, et quand en a-t-elle eu besoin ? Est-ce que Sarielle avait besoin de sa mère plus souvent que Tina ne pouvait être là ? Elle était très jeune, forcement qu’elle avait besoin de sa mère ! Tina était vraiment pitoyable …
La belle força un sourire avant de donner la poupée à Sarielle qui la serra fort contre elle.

_Je reviendrais, tu le sais. Jamais je ne t'abandonnerais, tu es ma fille.
_Papa le sait ? Que tu pars ?
_Non. Il le verra bien assez tôt, mais je ne m'inquiète pas, il prendra bien soin de toi.
_Reviens vite maman !


Tina se pencha pour donner un baiser sur le front de la petite mais s’arrêta aussitôt, se souvenant qu’elle était bouillante de fièvre. Elle se contenta de dire des mots doux à la petite et lui souhaiter une bonne nuit.
Elle écrivit un petit mot pour Nô, le prévenant qu’elle ne pourrait pas s’occuper de Sarielle pendant une semaine, s’excusant milles fois et déposa une grosse somme d’argent à coté du mot en guise de compensation. Evidemment que ça ne compensait pas mais que pouvait-elle y faire ?


***************************************************************************************


Ça faisait deux jours qu’elle était chez Irinushka, comme promis elle avait son espace privée et il n’y avait qu’ Irinushka pour l’embêter. Mais ça faisait du bien à la jeune femme de voir âme qui vive. Ses maux de tête s’accentuaient de jour en jour au point qu’elle ne pouvait même plus se lever. A défaut de voir un médecin, Tina accepta qu’Iri se charge de lui trouver des médicaments. Dans son lit, tina se tourna et s’observa dans le miroir. Elle faisait vraiment peur à voir, on aurait dit qu’elle était entre la vie et la mort.
La belle s’entreprit alors de dormir pour économiser de l’énergie mais fit un cauchemar terrible sur ses punitions dans le gang. Le moment où ils ont faillis la noyer plus précisément. Elle se réveilla hors d’haleine, reprenant de grandes inspirations comme si elle manquait d’air. Irinushka fit apparition au même moment.

_Tina ? Tina respire, qu’est-ce qui t’arrives ? Tu es en sueur !

La belle était incapable de s’expliquer. Iri du lui masser le dos un moment pour que sa protégée ne se calme. Tina prit les médicaments mais refusa de dormir.

_Tu as fais un cauchemar c’est ça ?
_...
_Tu ne veux pas en parler ?
_Non.
_Tu n’as pas confiance en moi ?

_Tu sais bien que je n’ai confiance en personne.

La russe était blessée, mais elle savait que Tina mentait. Si elle n’avait pas confiance en elle, elle ne l’aurait pas suivit jusque chez elle et lui permit de lui donner des médicaments.

Tina enchaînait cauchemar sur cauchemar. Elle revivait les atrocités de son enfance, l’accident de voiture, les tortures, tout ce sang, ces cadavres, à en vomir.
Une semaine s’était déjà écoulé depuis qu’elle avait dit au revoir à Sarielle. Tina devait y retourner. Elle devait honorer sa promesse. Elle se leva et commença à s’habiller faiblement. Irinushka arriva au même moment et l’arrêta

_Eh tu vas où comme ça ?
_Je dois … voir … quelqu’un.
_Eh tu portes la peste là, tu ne va aller voir personne.
_Je lu iai promis …
_A qui tu peux bien promettre ça, vu ton état tu ne franchiras même pas la porte d’entrée. Recouche-toi.


Irinushka poussa Tina sur le lit qui n’avait même pas la force de se battre. Allongée, elle n’arrivait même plus à bouger. Elle ferma les yeux et respira faiblement. Iri posa sa main sur le front de la jeune femme. Ça faisait déjà une semaine et sa température n’avait pas baissé. A ce rythme, Tina allait y passer.

_Il faut que tu voies un médecin.
_J’ai pas besoin de médecin …
_Tu dois me faire confiance. Même si tu ne veux pas l'entendre je te vois comme ma petite sœur. Je serais très triste si tu n’étais plus là.

_… j'aurais aimé être ta sœur.

Irinushka fut très étonnée. La fièvre faisait vraiment dire des choses à Tina qui ne serait jamais sortie de sa bouche en temps normal. La russe se mit à sourire en caressant les cheveux noirs de la jeune femme.

_ Tu es plus souriante, plus vivante. Quand je t'ai connu tu étais comme un zombi, maintenant tu ressemble d'avantage à une fleur … tu abandonnes ta vengeance ?
_… Oui, répondis faiblement Tina, j'ai l'impression qu'elle ne me mènera nul part. Je dois protéger quelqu'un et je ne pourrai pas le faire morte. Bien sûr il me fera regretter ma démission mais ne me tuera pas tant que je ne l'aurais pas tué.
_C'est bien se que je dis, tu as changé.

Tina ouvrit les yeux et regarda la belle blonde. Etait-ce si évident qu’elle avait changé ? Ou ce n’était qu’Irinushka qui l’avait remarqué ? Irinushka était si gentille et tendre avec Tina, elle ne lui confiait que des missions faciles avec beaucoup d’argent en prime. Si elle avait aimé avoir HellRoy comme père, elle aurait souhaité avoir Irinushka comme mère …

_Iri … tu crois au karma ? A la réincarnation plus exactement.
_Hm, pas vraiment, je préfère me dire que je n'ai qu'une vie et que je dois la vivre à fond.
_… Parfois quand je regarde certaine personne, j'ai l'impression de les avoir connu, pas étant enfant, mais vraiment comme si je les avais connus dans un rêve. Hell en fait parti.
_Ohoh, tu veux coucher avec lui ?
_BIEN SUR QUE NON IL POURRAIT ETRE MON PÈRE !!
_Je te taquine !
_… je te parle de quelque chose de sérieux et tu te moque de moi ?
_Parce que tu as l'air triste quand tu en parles. Mais je suis heureuse, c'est seulement la seconde fois en six ans que tu te confie à moi.
_… J'ai l'impression d'avoir fais une erreur dans ma vie passée, et je le regrette. J'ai la sensation d'avoir abandonné des personnes importantes à mes yeux en choisissant la haine plus que l'amour que je leur portais … Tu crois que c'est possible ? Que quelqu'un m'aime vraiment à ce point ?
_Oh ma chérie …


Irinushka s'approcha de la belle et l'enlaça. Tina ne protesta pas, bien trop fatiguée pour bouger, et elle se sentait plus libre après avoir vidé son sac. C'était étrange comme sensation, une sensation de légèreté.

_Tina écoute moi bien, je ne le répéterais pas … tu as le droit d'être heureuse, tu as le droit d'avoir une famille, des amis et une personne qui t'aime au plus profond de son cœur. Si un jour quelqu'un t'ouvre son cœur, il ne faut pas que tu ais peur.



_Ça fais combien de temps que tu n'as pas bougé de ce lit ?
_Laisse moi Iri …
_Sérieusement, une semaine et trois jours, je fais venir un médecin.
_Non ! je t’ai dis non !
_Peut-être que tu t’en fiche de mourir mais moi je n’aime pas les cadavres. Va prendre un bain pendant que je fais venir un medecin de confiance.


Tina n’eut ni la force i le courage de contester et s’exécuta. Elle se rendit dans la salle de bain, se déshabilla avec difficulté avant de plonger dans la baignoire. L’eau était bouillante, comme elle l’aimait. Etant toujours glaciale, elle adorait se laver avec de l’eau chaude, voir très chaude, ça avait un coté réconfortant et chaleureux.
Tina s’endormit dans son bain et ses cauchemars refirent surface, la réveillant dans un cris strident. Irinushka ouvrit la porte en panique et vint à la rencontre de la brune.

_Tina calme toi, je suis là.
_Ils … ils m’ont obligé à le faire ! Je voulais pas ! Je voulais pas !
_Tina calme toi.
_Il m’a dis que si je ne le faisais pas j’allais le payer !
_Chut chut, c’est finis Tina regarde moi. Regarde moi … Tina plus personne ne te fera de mal. Tu es libre de faire se que tu veux de ta vie, d’accord ?


La belle acquiesça en laissant la blonde la serrer dans ses bras. Elle l’aida à mettre son peignoir et retourner dans son lit. Le peignoir de la russe était vraiment petit pour les formes généreuse de Tina et mettrait en avant sa jolie poitrine et ses hanche gracieuses, se qui déstabilisa énormément le médecin. Tina était trop dans les vapes pour s’en apercevoir et Irinushka se contenta de rire silencieusement face à la situation.
Apparemment la fièvre ne baissait pas à causes des cauchemars de Tina, ça prenait une grande ampleur et c’était devenu grave au moment où elle s’était mise à vomir et a perdre beaucoup de poids. Il fallait qu’elle mange à tout pris et le médecin prescrit une drogue qui lui permettait de faire de beaux rêves et donc de se reposer convenablement.
Mais qui disait drogue, disait addiction …
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