Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Mai-Linh Lê le Lun 6 Fév - 17:40

_ Je prendrais un café. Noir.

Mai-Linh resta sur place un moment. Il allait être difficile de garder son calme avec une personne avec si peu de considération pour les autres. Mais elle allait devoir faire avec. Elle aurait bien aimé un « sil vous plait » ou même un regard, mais bon elle devait faire avec, elle n’avait pas le choix.
Les jeunes de nos jours …

_Saviez-vous que la société Mirai Inc. a travaillé, ces derniers mois, à l’établissement d’une nouvelle loi, le projet WDRD-601 mieux connu sous le nom de Loi de Repossession ? Celui-ci vise à rendre légal une forme de meurtres ou d’extrême mutilation, si vous préférer, visant à récupérer les organes de ceux qui n’ont jamais payé pour leurs chirurgies. Le tout sans anesthésie et probablement de la plus brutale des manières qui soit. Naturellement, ce travail serait accompli par des agents spécialement formés par l’entreprise, mais comme la loi n’a pas encore été approuvée par le conseil municipal… Il se peut que les standards soient un peu plus libres. Toutes ces personnes ont dû subir une opération chez Mirai Inc. Il faudrait confirmer cette hypothèse mais j’en suis sûre à près de 89%.

La chinoise lui tendit le document que lui avait donné la policière tantôt sur lequel elle avait jouté des notes manuscrites. Mai-Linh reprit le document et s'apprêta à le feuilleter quand, soudainement, une voix masculine l'interpella dans le couloir.
 
_Capitaine, un appel.
_Je suis occupée.
_La personne dit qu'elle voudrait parler à Soo Lin Yao. Elle dit que c'est au sujet de l'enquête et elle a une voix camouflée.
_Comment cette personne sait que vous êtes ici ? demanda-t-elle à sa nouvelle camarade

La policière se précipita dans le couloir en posant son document sur un des bureaux. Le policer lui talonna le pas alors que Mai-Linh tendit la main à une jeune policière qui tenait le téléphone.

_Donnez moi ça. Halo ?
_Capitaine Lê, sans vouloir vous offenser, vous ne m'intéresse pas.
_Comment savez-vous qui je suis ? Qui êtes vous ?
_Je suis la personne que vous recherchez. Donnez moi mademoiselle Yao ou vous aurez un autre cadavre sur les bras."

Mai-Linh resta un moment immobile avant de demander le silence dans la salle, tendre le téléphone à sa nouvelle collègue qui l’avait suivit et mettre le haut parleur en se reculant.
La chinoise émit un "halo" simple, ferme et efficace. S'en suivit d'un léger rire de la par de la personne à l'autre bout du file.

"En voilà une manière bien sèche de me répondre. Moi qui ai pourtant tout fait pour te satisfaire. Mobile inconnu, cadavres inidentifiables, minces preuves. Bon je l'avoue j'ai du pirater une ou deux fois le laboratoire pour effacer deux ou trois petites choses ..."

Mai-Linh se rapprocha d'une de ses collègues portant un casque sur la tête et lui murmura de retracer l'appel. La demoiselle s'exécuta, ses doigts glissant rapidement, silencieusement et efficacement sur son clavier. Toutes les personnes présentent dans la salle retenaient leur respiration devant l'étrange appelle et la voix rauque à l’autre bout.

"Au fait ...
_I-impo...
_N'essayez pas de me retrouver, j'ai piraté votre réseau il ne sera pas disponible hm pendant toute la durée de l'appel. Écoutez moi plutôt capitaine Lê. Soo je te propose un petit jeu de piste. La seule raison pour laquelle j'ai fais cette boucherie et que j'ai accepté que l'on retrouve les corps est d'attirer ton attention. J'ai eu vent de ton ennuis, imagines le mien quand j'attends des mois sans qu'aucun de ces policiers n'ai la moindre trace de ma personne. Si tu ne me retrouves pas dans les 36h qui suivront la fin de notre conversation je disparais aussi facilement que cet appel, même si je regretterais amèrement notre tête à tête. J'ai dissimulé trois éléments dans toute la ville qui te permettront de me retrouver. N'oublie pas, 36h, pas une minutes de plus."

Et la personne raccrocha. Laissant tout le service très confus. Mai-Linh n'en revenait pas, elle resta un moment figée et ce fut Aaron qui frappa des mains pour refaire revenir tout ce petit monde. La capitaine se ressaisit aussitôt et ordonna de trouver la source du piratage et que tout le monde se remette au boulot, ils avaient bien compris qu'ils n'avaient que 36h.
Mai-Linh se dirigea vers Soo et lui demanda, encore un peu confuse :

_Dites moi que c’était une blague et que ce malade n’a pas fait ça pour que vous jouiez ensemble …  
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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Soo Lin Yao le Jeu 9 Fév - 11:40

— Toutes ces personnes ont dû subir une opération chez Mirai Inc. Il faudrait confirmer cette hypothèse mais j’en suis sûre à près de 89%.

Un nouveau coup d’oeil au document fait augmenter cette certitude : 92% maintenant. La policière est appelée ailleurs et revient peu de temps après en lui tendant un téléphone. Soo Lin la considère, perplexe. La poignée de personnes susceptibles de vouloir l’appeler la rejoignent toujours sur son portable, qu’est-ce que tout cela signifie ?

— La personne dit qu'elle voudrait parler à Soo Lin Yao. Elle dit que c'est au sujet de l'enquête et elle a une voix camouflée.

La détective relève la tête et s’apprête à prendre le combiné, lorsque Mai Linh lui demande, d’un ton accusateur :

— Comment cette personne sait que vous êtes ici ?

Comment savoir si elle ne peut pas mettre le doigt sur l’identité de cette personne ? Visiblement troublée par sa conversation, la capitaine lui passe le téléphone, ayant pris bien soin de le mettre d’abord sur haut-parleur.

‘’En voilà une manière bien sèche de me répondre. Moi qui ai pourtant tout fait pour te satisfaire. Mobile inconnu, cadavres inidentifiables, minces preuves. Bon je l'avoue j'ai du pirater une ou deux fois le laboratoire pour effacer deux ou trois petites choses …’’

Soo Lin fronce les sourcils et attend la suite avec impatience.

‘’N'essayez pas de me retrouver, j'ai piraté votre réseau il ne sera pas disponible hm pendant toute la durée de l'appel. Écoutez moi plutôt capitaine Lê. Soo je te propose un petit jeu de piste. La seule raison pour laquelle j'ai fais cette boucherie et que j'ai accepté que l'on retrouve les corps est d'attirer ton attention. J'ai eu vent de ton ennui, imagines le mien quand j'attends des mois sans qu'aucun de ces policiers n'ai la moindre trace de ma personne. Si tu ne me retrouves pas dans les 36h qui suivront la fin de notre conversation je disparais aussi facilement que cet appel, même si je regretterais amèrement notre tête à tête. J'ai dissimulé trois éléments dans toute la ville qui te permettront de me retrouver. N'oublie pas, 36h, pas une minutes de plus.’’

L’inconnu raccroche. Un silence de plomb tombe alors dans la salle du poste de police. Les employés de Mai-Linh la regardent tous avec un air consterné. Dans l’esprit de Soo Lin, les rouages fonctionnent à toute vitesse. Elle essaie d’analyser chaque petit détail, chaque note, chaque son, chaque mot de ce message énigmatique.

— Dites moi que c’était une blague et que ce malade n’a pas fait ça pour que vous jouiez ensemble …

Soo Lin ne peut réprimer un franc sourire. Enfin ! Quelque chose d’intéressant. Elle ne répond pas à la question de la capitaine tout de suite, se tournant plutôt vers la jeune employée ayant essayé, en vain, de retracer l’appel.

— Vous l’avez enregistré, n’est-ce pas ?


La jeune femme hoche la tête, incertaine.

— Rejouez-le.

Derrière la voix distordue de son interlocuteur inconnu, la détective se concentre sur les parasites perceptibles en arrière.

— Arrêtez. Juste ici. Stop.

Un petit bruit, presque inaudible repasse en boucle derrière la voix.

— Je connais ce bruit,
dit Soo Lin. C’est une interférence commune. Dites-moi, Capitaine Lê, quel est le plus important rassemblement d’ondes ici, à Asheimkai ?

Sans lui laisser le temps de répondre, elle allume la petite radio portative posée sur le bureau de l’employée au casque d’écoute. La voix suave du présentateur résonne alors dans le bureau.

— La station de radio. C’est le point de départ.
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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Mai-Linh Lê le Jeu 9 Fév - 14:36

— La station de radio. C’est le point de départ.
_J’espère que vous ne vous trompez pas, 36h c’est vraiment peu !

Mai-Linh agrippa son manteau avant d’ordonner que personne ne quitte son poste dans les 36h. Ils allaient arrêter de malade enragée avant demain soir !

La policière et la détective montèrent dans la voiture de Mai-Linh qui alluma les sirènes jusqu’à la station de radio, doublant multitudes de voitures et de feux rouges et arriva en un temps recors. Les deux femmes descendirent rapidement de la voiture. Suivit de plusieurs policiers qui se mirent devant la porte. A L’entrée se trouvait un employé qui passait par là, un café à la main et les regarda avec des yeux ronds, ahuris. Mai-Linh se rua sur lui et sortit sa plaque, le lui mettant sous le nez.

_Police, personne ne sors d’ici. D’ailleurs, qui est sortis d’ici depuis ces quinze dernières minutes ?
_Euh … je ne sais pas, on ne surveille pas les entrées et sortie, vous savez ?
_Y a-t-il des caméras de surveillances ?
_O-Oui mais seulement celle que vous voyez là.
_Et il y a d’autres sorties ?
_Celle de derrière.

La policière se tourna vers Soo qui était déjà en train d’examiner les lieux des yeux. C'était à la fois fascinant et déconcertant.

_Je vais voir la caméra de surveillance, dit-elle à l’attention de Soo, je vous donne carte blanche mais ne quittez pas le bâtiment sans moi. Aaron ? continua-t-elle dans son tokiwalki
_Oui j’ai entendu, personne ne sors d’ici avant vous, on prend la porte derrière aussi.
_Y a-t-il une personne suspect ou peu familière des lieux qui serait venue ? demanda-t-elle à l’employé
_Euh non, mais comme je vous lais dis…
_Pardon mais on a pas le temps, amenez nous à la salle de la caméra.

Les trois protagonistes se rendirent dans la salle où la caméra filmait, d’un pas pressant que la capitaine ordonnait. Ils traversent plusieurs couloirs ou des employés les regardaient, l’air interrogateur, Mai-Linh les analysa un par un rapidement en passant mais aucun d’eux n’avait la carrure ni le visage d’un dangereux psychopathe.
Dans la pièce, qui était vraiment à l’autre bout de l’entrée, il n’y avait qu’une table avec une vieille télévision, une chaise et un vieux journal avec Soo-Linh en première page. Ça parlait d’une tuerie en masse d’un gang maudit dont Soo n’y croyait pas vraiment, mais un mystère qu’elle n’avait jamais résolue.
Cependant, Mai-Linh ne s’attarda pas dessus et se rua sur la caméra de surveillance, sans vraiment savoir se qu’elle cherchait. Elle répéta la vidéo de toute la journée mais personne ne lui paraissait suspect et elle n’était même pas coupée. Rien ! Il n’y avait rien sur cette fichue vidéo ! Evidemment un psychopathe n’allait pas laisser ça au hasard. Il semblait avoir prévu le coup depuis un moment et il tenait vraiment à ce jeu de piste !
Mais pour passer par la porte de derrière c’était un habitué ? La jeune policière allait demander à l’employé qui avait accès à la porte arrière mais en se levant elle vit que Soo était concentré sur le journal d’une manière plutôt … agaçante. Elle admirait sa photo dans le journal ou quoi ?

_Excusez moi Mademoiselle Yao mais je ne pense pas que ce bout de papier nous apprendra quoique se soit, allons ailleurs.

La policière était bien remontée et déterminer à passer la station de radio au peigne fin mais l’employé l’arrêta tout de suite.

_Madame la policière, ça ne devrait pas être là.
_Quoi donc ?
_Le journal. Personne ne vient jamais ici et les journaux sont dans une autres pièce à l’opposé de celle-ci.

Mai-Linh regarda tour à tour le journal et Soo-Linh qui ne faisait pas attention au monde qui l’entourait.
Cette fille était vraiment une génie … une pure génie …
C’était rassurant, il s’était écouler beaucoup moins de temps que ne craignait la policière.
Mais ce n’était pas un peu trop facile ? C’était peut-être un piège non ? Et puis ça indiquait quoi un journal sur Soo Lin ? Que le tueur avait le béguin pour elle ?
Vu la tête de cette dernière, la policière décida de la laisser réfléchir seule et se rendit dans la pièce adjacente à celle-ci avec l’employer.

_Je suis vraiment désolée mais c’est très important. Avez-vous une personne en tête qui aurait fait des choses peu commune dans ce bâtiment ou qui lisait un journal ?
_On lit tous les journaux ici, pour en parler à la radio. Je ne peux pas vous aider.
_Et connaissez vous une personne qui pourrait ?
_Je suis navré.
_Non c’est moi, je vous remercie pour tout.

Il était clair que le tueur était venu ici car il était sûre de ne jamais être suspecté. Mai-Linh demanda à l’équipe devant la porte de venir interroger les employés, car il était clair que le tueur n’était plus ici depuis un long moment. Elle congédia poliment l’employer qui repartit, un peu confus d'avoir eu affaire à la police. Puis elle retourna dans la pièce où s’était enfermé Soo Lin pour réfléchir et lui demanda, un peu plus calme :

_Vous avez quelque chose ?
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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Soo Lin Yao le Ven 24 Fév - 13:34

— La station de radio. C’est le point de départ.
—J’espère que vous ne vous trompez pas, 36h c’est vraiment peu !

Soo Lin s’accorde un soupir. 36 heures, c’est plus que suffisant ! Si elle avait eu le meurtrier devant elle, elle aurait sans doute été tenté de le défier de façon totalement puérile, en lui disant qu’elle pourrait relever tous ses défis en moins de 24 heures.

La policière insiste alors pour la faire monter avec elle dans sa voiture de patrouille, bien qu’elle préfère de loin les taxis tranquilles à ce genre de véhicules. La station de radio n’est pas très loin. Les deux jeunes femmes y sont rapidement. L’agitation électrique de l’équipe de la police tape rapidement sur les nerfs de la détective. Alors que Mai-Linh aboie ses ordres et essaie d’intimider les employés avec son badge (pourquoi Soo Lin n’en a-t-elle toujours pas, d’ailleurs ?), elle laisse son attention glisser sur la constitution des lieux, l’architecture… Elle ferme les yeux et se représente mentalement les différents étages, où risque-t-il d’y avoir des portes, des fenêtres, des caméras… Caméras ?

— Je vais voir la caméra de surveillance, je vous donne carte blanche mais ne quittez pas le bâtiment sans moi.

Soo Lin emboite le pas de son ainé jusqu’à un autre étage pour atteindre la salle ou se trouve le seul écran permettant de gérer les quelques caméras de la place. Tout dans cette salle misérable parait suspect aux yeux de la chinoise. Mais en quelle année lointaine sont restés coincés les gens de la radio ? Son attention est toutefois vite attirée par un journal laissé délibérément sur la petite table à café. L’article en première page lui fait froncer les sourcils. Elle se rappelle vivement des détails de cette affaire, c’était il y a tout juste un mois. Il ne fait aucun doute que le journal n’a pas été placé là par hasard. Serait-il trop ambitionner de croire que celui ou celle qui s’amuse avec elle aujourd’hui est également le coupable de ce massacre ?

Un sourire passe sur le visage de la détective. D’une pierre deux coups. Brillant !

— Excusez moi Mademoiselle Yao mais je ne pense pas que ce bout de papier nous apprendra quoique se soit, allons ailleurs.

Un pli d’agacement se creuse sur son front, mais elle abandonne bien vite la capitaine avec l’employé de la radio pour se retirer dans ses pensées. Elle visualise, un à un, les membres du gang ayant été victimes de cette tuerie. Comme s’ils étaient alignés sur une scène devant elle. Le premier a la gorge tranchée, le deuxième la tête transpercée de trois balles. Trois. Pourquoi trois ? Est-ce qu’une seule n’aurait pas été suffisant ?

Le chef se serait donné la mort après avoir massacré tout son gang, disaient les journaux. La motivation derrière ce carnage demeure inconnue à ce jour.

Soo Lin arrête son attention sur le chef en question. Il a les poignets largement entaillés. N’avait-il pas un pistolet ? Le suicide aurait été beaucoup plus rapide et sans douleur de cette façon. De plus, la sauvagerie des entailles donnent l’impression qu’il s’est lui-même infligé une souffrante agonie. De plus, ce chef était gaucher ; de ce fait, l’entaille à son poignet droit devrait être un peu plus grossière, un peu plus ardue que l’autre et pourtant, les deux plaies sont aussi nettes et béantes l’une que l’autre.

Soo Lin le détaille de la tête aux pieds jusqu’à plonger ses yeux dans ceux, sombres et sans vie, du chef de gang qui se tient devant elle tel un zombie.

— Vous ne vous êtes pas suicidé, murmure-t-elle.

L’homme lève lentement la tête et ses lèvres bleuies par le manque de sang s’étirent en un rictus tordu par la douleur et forment une question silencieuse :

— Croyez-vous ?
— Vous avez quelque chose ?

La détective est brutalement ramenée dans la réalité. Autour d’elle, les criminels morts ont disparus et elle prend une seconde pour constater qu’elle est toujours à la station de radio avec la jeune policière. Elle brandit le journal sur lequel ses doigts sont restés crispés.

— Cette affaire. Quelqu’un veut qu’elle soit résolue une bonne fois pour toutes.

Quelqu’un qui a lui-même commis ces crimes et désirent être enfin reconnu à sa juste valeur ? Les meurtriers sont bien souvent de typiques divas égocentriques.

— Nous devons retourner sur le lieux du crime. Oui, commence-t-elle en voyant que la capitaine est sur le point de l’arrêter. Oui, elle date de plusieurs semaines et tous les indices qui auraient pu y être restés sont probablement disparus sous les intempéries mais nous devons nous y rendre tout de même.

Soo Lin se lève et fourre le journal dans la poche de son manteau avant de se diriger vivement vers l’ascenseur.

— Nous ne sommes pas venus ici pour rien, comme vous et votre équipe semblez peut-être le croire. Le meurtrier, qui qu’il soit, nous mène sur une espèce de chasse aux trésors vers lui et il voulait que je trouve cet article. S’il ne reste rien sur la scène du crime, alors peut-être, probablement, quelqu’un y aura laissé quelque chose pour nous.
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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Mai-Linh Lê le Mer 7 Juin - 5:58

_Vous avez quelque chose ?
_Cette affaire. Quelqu’un veut qu’elle soit résolue une bonne fois pour toutes.

Quelqu’un ? Le criminel ? Le criminel n’aime pas la concurrence ? Mais cette affaire a été clos, le dossier est classé, que voulait dire la détective par « résolue une bonne fois pour toute » ?

_ Nous devons retourner sur les lieux du crime. Oui, oui, elle date de plusieurs semaines et tous les indices qui auraient pu y être restés sont probablement disparus sous les intempéries mais nous devons nous y rendre tout de même.

La chinoise se leva d’un bond pour prendre l’ascenseur, Mai-Linh sur ses talons. La policière avait milles questions tellement elle ne comprenait pas la situation.

_Nous ne sommes pas venus ici pour rien, comme vous et votre équipe semblez peut-être le croire. Le meurtrier, qui qu’il soit, nous mène sur une espèce de chasse aux trésors vers lui et il voulait que je trouve cet article. S’il ne reste rien sur la scène du crime, alors peut-être, probablement, quelqu’un y aura laissé quelque chose pour nous.

Mai-Linh roula rapidement jusqu’au bâtiment désert du crime. La rue était vide, le bâtiment encore plus. Mais les deux femmes se hâtèrent jusqu’à la pièce où ils trouvèrent le corps du chef de gang. A la surprise de la policière, il y avait de la drogue, en énorme quantité, emballé avec soin et poser les un sur les autres comme des briques. Pourtant aucun délinquant n’allait s’amuser à faire son stock sur une si récente scène de crime. Il y avait rien d’autre. Aucun matériel à la fabrication de ces drogues.

_Pourquoi de la drogue, ça veut dire que notre criminel était un dealer ? Il veut qu’on ramène ça au poste ? Je ne comprends pas. Et comment a-t-il fait pour transporter tout ça sans être remarqué ?

Tant de questions. Peu de réponses. De la drogue, de la drogue, qu’est-ce que ça veut dire ?
Ok, elles sont dans l’ancien repère d’un ancien gang entièrement décimé, apparemment surement pas par le chef du gang comme supposé par la police, et il y a un tas énorme de drogue devant elles. Pourquoi de la drogue ? Cela avait un lien personnel avec le criminel ? Que pouvait-elle déduire de tout ça ? Où était l’indice ?
La policière s’avança vers le tas et remarqua un paquet avec la lettre M. elle le prit et en découvrit un autres avec la lette A. La policière détruit l’organisation parfaite des paquets de drogue et chercha tout ceux avec des écritures.
M.A.T.R.O.Y.I.R. et le chiffre 3
Elle se recula et chercha tout les anagrammes de ces lettres. Mais non, elle ne comprenait pas.

_C’est maintenant que j’ai besoin de votre génie, mademoiselle.
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Re: Elles mènent l'enquête [PV : Soo]

Message par Soo Lin Yao le Mer 27 Sep - 21:50

— Nous ne sommes pas venus ici pour rien, comme vous et votre équipe semblez peut-être le croire. Le meurtrier, qui qu’il soit, nous mène sur une espèce de chasse aux trésors vers lui et il voulait que je trouve cet article. S’il ne reste rien sur la scène du crime, alors peut-être, probablement, quelqu’un y aura laissé quelque chose pour nous.

La policière semble sceptique mais Soo Lin est convaincue. Sans plus attendre, elle la suit jusqu’à sa voiture. La détective n’a jamais aimé les voitures de police. Elles sont trop bruyantes, trop voyantes… les taxis sont beaucoup mieux, plus discrets. Personne ne se retourne sur le passage d’un taxi alors qu’une voiture de patrouille, même sans les phares allumés, est suffisante pour angoisser d’un coup tout un voisinage.

En arrivant sur les lieux du crime, Mai Linh reste stupéfaite et, pour une fois, la chinoise doit admettre que son choc est partagé. Les murs de briques de la salle ont été recouverts de paquet de drogue. Une drogue que la jeune femme reconnait rien qu’à l’odeur. Sa tête se met à tourner mais elle se concentre pour reprendre ses esprits. De la drogue, hum ? Cette drogue, pourquoi celle-ci en particulier ?

— Pourquoi de la drogue, ça veut dire que notre criminel était un dealer ? Il veut qu’on ramène ça au poste ? Je ne comprends pas. Et comment a-t-il fait pour transporter tout ça sans être remarqué ?

Je ne comprends pas. Soo Lin lève les yeux au ciel. Ces questions ne sont pas les plus pertinentes, sauf peut-être la dernière qui mérite que l’on s’y penche. Toutefois… 36 heures. En 36 heures, on ne peut pas se permettre de se pencher sur les questions pertinentes. Il ne faut aller qu’à l’essentiel. Et l’essentiel, présentement, la policière le tient dans ses mains. Une lettre : A. Soo Lin s’empresse de prendre le paquet des mains de la vietnamienne pour mieux l’examiner. Ses hommes trouvent alors d’autres paquets ornés de lettres : M.A.T.R.O.Y.I.R. et 3. La chinoise fronce les sourcils.

— C’est maintenant que j’ai besoin de votre génie,
mademoiselle, lui dit Mai Linh.

D’un signe de la main, elle fait signe aux policiers de s’écarter et étale les 9 paquets devant elle sur le sol. Assise en indien, elle sort un petit couteau de son sac et se met à les éventrer, répondant une poudre blanche et volatile un peu partout dans la pièce.

— Ne respirez pas, ordonne-t-elle en se couvrant la bouche et ne nez avec son écharpe.

Mais les sacs sont vides. Que signifient donc ces damnées lettres ? Soo Lin regarde autour d’elle. Avec cet air saturé de drogue, elle et l’équipe ne pourront pas rester là très longtemps. Et avec une telle quantité rassemblée au même endroit… elle n’ose même pas imaginer ce qu’il arriverait si certains gangs de la ville venaient à l’apprendre. Dans un geste rageur, elle se lève et suit l’escouade de policiers hors de la salle.

— Vous devriez bruler ce stock,
leur dit-elle. Les rumeurs courent à une vitesse alarmante dans cette ville…

Laissant certains agents sur les lieux pour qu’ils se chargent de la drogue, Soo Lin et Mai Linh sortent dans le crépuscule du coucher de soleil. Combien d’heures reste-t-il, à présent ?

M.A.T.R.O.Y.I.R
M.A.T.R.O.Y.I.R
M.A.T.R.O.Y.I.R
M.A.T.R.O.Y.I.R

Ces lettres sonnent pourtant si familières aux oreilles de la détective. Comment peut-elle ne pas arriver à mettre la main sur ce qu’elles représentent ?!

Soudain, un son incroyablement agaçant coupe brutalement ses réflexions. La sonnerie de son téléphone portable. Elle décroche rapidement pour entendre une petite voix lointaine et nasillarde.

« Bonjour Mademoiselle Soo Lin Yao ? Je vous appelle de la clinique vétérinaire d’Hovet au sujet de votre commande de cafards. Vous pouvez passer les récupérer. Ils sont prêts pour votre petite Lestarde. »

— C’est Lestrade, corrige-t-elle avec agacement.

C’est alors que ça la frappe. Lestrade ? Se pourrait-il que… MORIARTY ? Elle se rappelle encore la jolie collection de livres antiques qui ornaient la bibliothèque secrète de sa mère, quand elle était enfant. Les autorités de Kyrial n’aimaient pas beaucoup la littérature, spécialement dans les familles de l’armée, alors Johanna avait mis sur pieds tout un mécanisme pour les dissimuler, mais elle les lisait tout de même à sa fille, dans la plus grande des discréditons. Sherlock Holmes. Celui qui lui avait fait apprendre l’ancien anglais du pays de sa mère et peut-être même celui qui lui avait donné envie de faire détective privée. Sherlock Holmes et sa némésis. Moriarty.

— Oh, elle est brillante… jubile Soo Lin.

— Elle ? S’enquit un des policiers, perplexe.

— Si je ne me trompes pas, oui. Nous nous rapprochons, Capitaine Lê.

Pourquoi le 3, par contre ? Une sorte de code, peut-être ? Mais pour ouvrir quoi ou pour entrer où ? La chinoise se retourne vers le bâtiment où a été assassiné le chef de gang. Elle doit d’abord s’assurer de ne pas être sur une mauvaise piste. D’un pas résolu, elle s’approche du bâtiment et indique, d’un signe de la main silencieux, qu’elle ne désire pas qu’on la suive. Elle repère une caméra de sécurité et vient de planter droit dans la mire de l’objectif. Sa mystérieuse némésis est probablement en train de l’observer. Si elle ne comprends pas, elle devrait toujours pouvoir lire sur ses lèvres.

« So silent and furtive were his movements, like those of a trained bloodhound picking out a scent, that I could not but think what a terrible criminal he would have made had he turned his energy and sagacity against the law instead of exerting them in its defence. »


Une célèbre réplique concernant ce détective depuis si longtemps oublié, prononcée dans un anglais parfaitement maitrisé, dans un accent britannique impeccable. Celui de Johanna Hope. Allez, miss Moriarty, allez-vous me donner un indice maintenant ?
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