Le cas du lapin blanc (super enquête de PhiliSoo)

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Message par Soo Lin Yao le Dim 19 Fév - 12:43

— Nous y sommes. Gare-toi là.

Philibert se gare près de la clinique et sort en t-shirt dans la fine neige. Il ne semble pas spécialement affecté par le froid, mais Soo Lin ne manque pas de remarquer la chair de poule qui recouvre ses bras. Ils entrent dans la salle d’attente et arrivent face aux éclopés, aux blessés par balles, armes blanches et toutes les situations sur lesquelles ils espèrent ne pas se faire poser de questions. Au grand étonnement de la détective, Philibert se rend directement à la réception, où il prononce une phrase qui attire spécialement son attention :

— On vient pour mon amie, elle est blessée.

Amie ? C’est bien la première fois que Phili la qualifie comme telle. Maintenant qu’elle y pense bien, ce doit être la première fois que quiconque la considère comme une amie. Elle n’arrive pas à mettre le doigt sur le sentiment que cela lui procure. Elle en reste perplexe alors qu’elle emboite le pas à Phili et au médecin jusque dans son cabinet. Le médecin traite rapidement le nez fracturé sans poser de questions. Tout au long de son traitement, Soo Lin ne peut ignorer Phili qui se tord douloureusement la main en essayant de ne pas trop laisser paraitre son inconfort. Une fois que le médecin en a terminé avec elle, il se lève pour aller ranger ses instruments, mais la chinoise le retient par la manche de son sarrau.

— Occupez-vous de lui.

Il regarde le jeune homme de la tête aux pieds et interroge Soo Lin du regard.

— Il me semble parfaitement...

— Sa main droite, le coupe-t-elle, exaspérée par un sens de l'observation si médiocre.
— Vous permettez, monsieur?
— Il permet. Abrégez.

Le vieil homme va s'installer près de Phili et commence à le soigner. Juste avant de quitter son cabinet, Soo Lin se défait de sa longue écharpe de laine et l'enroule négligemment autour du cou de son assistant ; un geste qui peut, d'un point de vue externe, sembler tendre, mais pour elle, ce n'est que purement pratique.

— N'espère pas pouvoir m'arracher d'autres congés si tu t'enrhumes, lui souffle-t-elle à l'oreille.

Ils rentrent chez eux et la jeune femme n'a qu'une envie: aller s'enfermer dans sa chambre avec ses insectes et ses épingles.

— Je te donne l'après-midi! Lance-t-elle en s'engouffrant dans la pièce. Prépares tes plus beaux habits, nous allons au théâtre ce soir!

*****

L’après-midi s’étire comme les rayons du soleil qui filtrent à travers les stores pour venir éclairer le plan de travail de Soo Lin. Un splendide spécimen d’Aethriamanta épinglé devant elle, il lui est impossible de se concentrer sur son travail. Ses pensées sont accaparées par son enquête. Si l’identité des coupables ainsi que l’arme du crime ne sont maintenant plus un secret pour elle, une question persiste. Le mobile. Qu’est-ce qui peut bien avoir motivé un tel acte ? Pourquoi avoir choisi une victime si banale ? Bien que ce soit contraire à ses habitudes, elle abandonne son travail inachevé sur son bureau et se rend dans le salon, espérant qu’un changement de décor provoquera ce déclic qui lui permettra de remettre toutes les pièces ensemble.

Ses iris sombres rencontrent, dans le coin du fouillis qu’est ce salon, une boite toujours scellée, parmi les quelques effets personnels qu’elle a pu faire exporter de Kyrial. Soo Lin l’ouvre. Elle contient le violon avec lequel sa mère lui a appris les bases de la musique. L’ombre d’un sourire nostalgique passe sur le visage de la chinoise. Elle le prend et s’installe en face de la fenêtre pour se mettre à jouer. Le violon est un instrument difficile, lui disait Johanna qui a toujours préféré sa propre voix à tout autre type d’instrument, mais pour Soo Lin, il s’agit du générateur des plus sons que son oreille ait entendu. Et puis, chaque fois que sa mère lui disait que quelque chose était difficile, elle éprouvait l’irrépressible désir de le faire pour récolter son admiration.

Elle joue une pièce douce et mélancolique, avec des notes profondes mais toutes en longueur. Un morceau composé expressément pour les funérailles de sa mère, six ans plus tôt. Elle sent bientôt la présence de Phili derrière elle, mais ne s’arrête pas pour autant et termine le morceau.

— Cette affaire est plus étrange qu’on ne le croit, Phili, lui dit-elle d’un ton plus grave, sans se retourner. Il y a trop de variables inconnues. Il va falloir se tenir prêts à toute éventualité.

Avant de monter dans le taxi qui doit les conduire au théâtre, Soo Lin passe dans sa chambre pour se changer. Elle enfile une robe de soirée noire laissant son dos à découvert et colore ses lèvres d’un rouge écarlate, puis s’engouffre dans la soirée froide pour monter dans le taxi.

Le théâtre est bondé pour la toute dernière représentation d’Hamlet de la saison. Dans le public, que des gens habillés de tenues sophistiquées, des amateurs d’art à l’ancienne. Un employé prend leurs manteaux et leurs demande leurs billets, puis une placière les conduits jusqu’à leurs sièges, qui sont spécialement bien placés.

— Si mes calculs sont corrects,
souffle Soo à son assistant, ]et ils le sont souvent, une autre personne devrait mourir ce soir. Naturellement, nous allons devoir empêcher ça.

Un autre spectateur capte son regard, installé dans le dernier siège de l’avant-dernière rangée.

— Regarde cet homme. Regarde ses yeux. Il porte des lentilles numériques. La société Mirai Inc. les a lancé sur le marché il y a deux ans. Elles captent les images comme le feraient une caméra, mais elles sont trop petites pour être équipées de micro. Quelque chose me dit que ce type n’est pas venu pour enregistrer le spectacle…

Elle croise son regard, fronce les sourcils, puis reporte son attention sur la scène toujours camouflée par le rideau de velours rouge.

— Garde un oeil sur lui.
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Message par Philibert le Dim 18 Juin - 8:13

L'auscultation c'était terminé pour Soo, le médecin commençant déjà à ranger ses divers ustensiles que Philibert serait bien incapable de nommer, mais la détective l'arrêta un instant :

— Occupez-vous de lui.

L'homme de main ne bougea pas de contre la porte contre laquelle il laissait reposer tout son poids, et après que la belle chinoise indique la zone douloureuse qui relançait parfois le brun, celui-ci daigna sortir sa main de sa poche, elle commençait à tourner au rouge violet, un mélange de couleur étrange mais qui aurait pu être captivant.
Le médecin s'activa autour des phalanges endoloris, même si il pensait que c'était une perte de temps, rester ici ne lui demandait pas d'énergie, et puis c'était la volonté de sa patronne, il se contentait d'exécuter sans broncher.
Une fois le bandage terminé, les deux collègues quittèrent la petite clinique. Une fois sur le parking, Philibert ressenti de nouveau le froid environnant alors qu'une couche de neige c'était déjà bien installé. Du coin de l’œil, il vit Soo se dresser sur la pointe des pieds, pour lui passer quelque chose autour du cou.
Il se laissa faire sans bouger et finit avec une belle écharpe protégeant sa gorge, laissant faire la gravité, il enfonça une partie de son visage dans la laine tandis que sa patronne lui affirmait qu'il n'obtiendrait aucun congé maladie.
Ah oui, il avait droit à des congés désormais, c'est vrai.

Le voyage de retour se passa sans le moindre incident, une fois rentré chez eux, Philibert eut même le droit à un après midi de libre... Il n'hésita pas la moindre seconde, partit dans sa chambre et s'allongea sur le lit. Après tout il avait plusieurs heures juste pour sortir quelques vêtements, il ne fallait pas se presser.
Avant de s'endormir mollement, il tourna et retourna sa main plusieurs fois devant ses yeux émeraudes. Celà faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu de bandages, ni même de soins hors cas de force majeure...

*************************

Un bruit étranger vint tirer l'homme de main de sa sieste, il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, en plus de lui tirer un râle fatigué mélangé à un bâillement plus ou moins discret. En bon garde du corps qu'il était, il devait se redresser et allez voir ce qui se passait au sein de leur appartement, il lui fallut quelques secondes pour réaliser que ce qu'il entendait était une mélodie mélancolique et pesante. Pas le genre de musique qu'il avait entendu toute sa vie, à vrai dire, il n'avait pas particulièrement écouté de musique dans son vécu, juste entendu les musiques d'ambiance des différents lieu qu'il avait visité.
Il arriva dans le salon en traînant ses deux pieds sur le parquet pour apercevoir Soo Lin jouer du violon. L'instrument ne lui était pas inconnu mais il n'en avait jamais entendu directement avant.
Il se laissa glisser contre le mur jusqu'à ce que ses fesses touchent le sol. Quelques dizaines de secondes passèrent ainsi avant que la belle chinoise ne brise le silence qui c'était imposé grâce à cette courte mélodie.

— Cette affaire est plus étrange qu’on ne le croit, Phili. Il y a trop de variables inconnues. Il va falloir se tenir prêts à toute éventualité.

Le brun regarda de nouveau sa main bandé, avant d'appuyer sa tête contre le mur derrière lui, il soupira et laissa s'échapper :

" - Bien. "

Réponse courte et efficace.
Le taxi arrivait bientôt. La détective partit se changer dans sa chambre, n'ayant guère le choix, l'acolyte en fit de même. Lorsqu'il sortit il croisa dans le salon sa patronne dans une tenue bien inhabituelle, une robe de soirée qui en plus de la rendre belle, la rendait particulièrement élégante, quant à lui, il c'était vêti d'une chemise blanche comme presque tout les jours, un pantalon et une cravate noire, mais il avait rajouté par dessus un simple gilet noir d'un vieux costume 3 pièces qu'il n'avait au grand jamais porté. Bien entendu, fainéant comme il était, sa chemise n'était pas rentré dans la pantalon et son gilet n'était pas boutonné, mais il avait jugé que ça ferait l'affaire.
Les deux acolytes montèrent dans le taxi, rejoignirent le théâtre et s'installèrent sans le moindre soucis. Assis dans le confortable siège rouge, le brun s'avachit malgré le fait qu'il soit entouré de personnes éduqué respectant les bonnes manières, alors que Soo développa l'intérêt de leur présence ce soir :

— Si mes calculs sont corrects, et ils le sont souvent, une autre personne devrait mourir ce soir. Naturellement, nous allons devoir empêcher ça.

Un léger sourire en coin se forma sur la bouche de Philibert, à peine discernable, cette simple phrase l'avait fait rire intérieurement. Il avait déjà empêché la mort de personne dans le cas d'une protection, lorsqu'il était garde du corps, mais c'était seulement la deuxième fois qu'on l'envoyait pour sauver quelqu'un, alors c'est ça d'être du bon côté de la loi?
Soo finit par recapter l'attention de son employé :

— Regarde cet homme. Regarde ses yeux. Il porte des lentilles numériques. La société Mirai Inc. les a lancé sur le marché il y a deux ans. Elles captent les images comme le feraient une caméra, mais elles sont trop petites pour être équipées de micro. Quelque chose me dit que ce type n’est pas venu pour enregistrer le spectacle… Garde un oeil sur lui.

Le brun soupira et se retourna pour observer de qui il s'agissait, et comme l'avait dit la détective, une étrange lueur dans son regard était survenu.
Philibert se remit en place, s'avachit normalement, et pencha sa tête en arrière, appuyant sa nuque sur le dossier de son siège, l'homme suspect dans son champ de vision. Le théâtre ne l'intéressait pas, alors il ne perdrait pas cet homme du regard, même si il n'était pas discret.
Sans le savoir, Phili venait de lancer un simple duel entre lui et ce caméraman, un duel de patience. Ce suspect allait il rester jusqu'au bout pour le spectacle qu'il attendait au risque de se faire attraper bien rapidement, où allait il partir en ayant perdu tout ce qu'il était venu chercher ce soir. Dans les deux cas, le garde du corps était sur ses gardes.
Dans ce genre de duel, il est très difficile de battre quelqu'un qui aime simplement ne rien faire, et ça se voyait déjà, car l'inconnu commençait à s’agiter.

" - Soo. Il est très mal à l'aise je crois. Je pense qu'il ne va pas tarder à partir. "


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Re: Le cas du lapin blanc (super enquête de PhiliSoo)

Message par Soo Lin Yao le Dim 16 Juil - 17:54

— Garde un oeil sur lui.

Le spectacle commence, mais Soo Lin a l’impression que personne n’y prête vraiment attention. Une tension électrique flotte dans l’air, comme si l’audience toute entière était aux aguets. Les acteurs déclament leurs répliques sans grande conviction et, pour être honnête, quelque chose dans leur manque de talent alerte la détective. D’après ce qu’elle sait de ce théâtre, les performances ici n’ont jamais été prises à la légère. Pourquoi donc le spectacle de ce soir est-il si pénible à regarder ?

— Soo. Il est très mal à l'aise je crois. Je pense qu'il ne va pas tarder à partir. 

La jeune femme se tourne vers l’inconnu à ces mots. Il semble effectivement en dilemme, mais elle se doute que l’insistance visuelle de son assistant soit la première raison de ce malaise. Un homme avec ce genre de travail doit être habitué à se faire dévisager. Soudain, une vérité frappe Soo Lin de plein fouet alors qu’elle rapporte son attention sur la scène. La mort est sur le point de s’inviter dans le spectacle. Cet homme le sait, les acteurs le savent. Ils ne savent simplement pas sur qui le glas s’abattra, cette fois-ci. Son horloge interne se met à compter à rebours, mais de combien de temps dispose-t-elle ?

Ne trouve pas le coupable, sauve la vie.

Son regard épluche minutieusement le visage, la tenue, l’allure de chacun des acteurs, puis passe au décor. Elle se remémore alors la montre et la conversation qu’elle a eu avec Lia dans sa cuisine. Les accessoires.

— Reste là, ordonne-t-elle à Phili en se levant.

Elle se fraie un chemin jusqu’à l’allée, sous les protestations incommodées des autres spectateurs, et quitte la salle en passant devant l’homme aux lentilles numériques. Du coin de l’oeil, elle le voit se lever peu après elle. Elle sort de la salle et se glisse dehors, sous l’air glacial jusqu’à l’entrée des artistes qu’elle avait empruntée lors de sa première visite clandestine dans cet endroit. Il faut résolument faire vite. Malheureusement, la chinoise se heurte à une porte verrouillée de l’intérieur. Les doigts tremblants, elle sort de son sac tout ce qui pourrait lui être utile pour crocheter une serrure, lorsqu’une main masculine se pose sur le battant de la porte.

— Laissez-moi faire, lui dit l’homme d’une voix bourrue.

Elle reconnait le spectateur aux lentilles numériques. Celui-ci pianote quelques instants sur l’écran de son téléphone portable, et un déclic se fait entendre à l’intérieur même de la porte. Soo Lin n’a aucun mal à l’ouvrir.

— Allons-y, lui dit-il. Il n’y a pas une minute à perdre.

La jeune femme essuie un moment d’étonnement. Elle ne se serait pas douté que cet homme et elle auraient le même objectif. Vu du public, il lui avait semblé comme un ennemi potentiel. Bien qu’il ne faille pas crier victoire trop vite, elle s’engouffre à sa suite et pénètre dans les loges. Là où l’homme se met à fouiller dans les dédales d’étagères et de costume, Soo Lin se précipite en direction des coulisses et passe devant les régisseurs sans répondre à leurs questions. De là, elle peut observer les acteurs par derrière et porte une attention scrupuleuse au moindre détail de chacun des accessoires. Elle est bientôt rejointe par la présence de l’homme aux lentilles.

— Lequel c’est, cette fois ?

Elle voudrait être en mesure de lui répondre. Les acteurs en sont au duel entre Hamlet et Laertes. La pièce touche à sa fin, tout comme le compte à rebours mental de la chinoise.

— L’épée, souffle-t-elle.

L’homme se précipite sur la scène, mais Soo Lin doute qu’il aie assez de temps pour freiner l’assaut d’Hamlet sur son rival.

— Qu’est-ce que vous fai…


Mais le régisseur est coupé par le brusque changement d’éclairage de la pièce. En abattant le levier du panneau de fusibles, elle a plongé le théâtre au complet dans un noir aussi épais que du goudron. Sur la scène, un cri de douleur retentit, figeant tout le public. Soo Lin rallume les lumières. L’homme aux lentilles numériques se tient le ventre à deux mains, gémissant. Sur le sol, l’épée truquée git, enduite de sang.

— Balthazar ! S'écrie une voix féminine dans le public.

Sous la foule tétanisée, Lia accourt sur scène dans une jolie robe de satin rose. L’ancien accessoiriste de son grand-père, se remémore la détective.
Elle se précipite vers l’homme et s’agenouille près de lui. Le régisseur rallume les lumières de la salle.

— Appelez une ambulance, lui dit Soo Lin juste avant de s’avancer à son tour sur la scène.

Les projecteurs lui font plisser des yeux. Sans un regard pour l’audience, elle se dirige jusqu’à la reine Gertrude et s’empare de son poignet. La femme la fixe, ahurie. La détective sait qu’elle aurait pris la fuite si ce n’était de sa cheville dans le plâtre, celle qu’elle avait elle-même tirée un peu plus tôt aujourd’hui.

— Madame, vous êtes en état d’arrestation pour complicité dans le meurtre de Monsieur Barnabet, tentative de meurtre à l’égard de Mademoiselle Lia, et, accessoirement, pour être entrée chez moi par effraction pas plus tard que ce matin.

Ainsi sous les projecteurs, Soo Lin est devenue le clou du spectacle. Le public, confus et incertain, semble ces demander si cette intervention fait partie ou non de la pièce.

— Vous en vouliez à M. McArthur, le metteur en scène, et à toute sa famille qui, si attachée aux traditions et à la façon de faire d’autrefois, vous empêchait, le propriétaire de ce théâtre avec qui vous entreteniez une liaison secrète, et vous, de vendre le bâtiment à une entreprise privée, ce qui vous aurait rapporté gros. Propriétaire qui, de façon inhabituelle, est absent aujourd’hui en raison d’une hospitalisation d’urgence subie suite aux blessures infligées par mon assistant après qu’il m’aie lui-même cassé le nez ce matin.

Un murmure d’étonnement se répand dans l’audience. La fautive a le visage aussi rouge que le sang de Balthazar, qui s’écoule toujours sur les planches de la scène.

— Il vous fallait trouver une façon de trainer monsieur McArthur dans la boue afin qu’il ne soit plus un obstacle sur votre chemin et, quoi de mieux que les accessoires qu’il concevait lui-même, à la suite du renvoi injustifié de son fidèle accessoiriste, M. Balthazar ici présent. Vous vous doutiez qu’avec la montre, nous finirions par remonter à la piste des accessoires, mais vous vous croyiez hors de tout soupçons.. Toutefois, il y a une chose que je ne m’explique pas. Qu’espériez-vous trouver chez nous ce matin ?
— C’est… c’est l’informateur, répond la femme à contrecoeur.
— Quel informateur ?
— Il nous a dit qu’il nous aiderait si… si on vous délivrait un message. Il nous a aussi indiqué que nous trouverions chez vous des éléments de preuve et qu’il fallait les détruire.
— Quel message ?

Cette fois, elle ne répond pas. Les portes de la salle s’ouvrent à la volée pour laisser entrer les ambulanciers munis d’une civière. D’un regard entendu, la détective fait signe à Philibert de la rejoindre et ils s’éclipsent tous les deux par l’entrée des artistes, voulant éviter de se faire poser trop de questions. Soo Lin ferait son rapport à la police plus tard. Pour le moment, une question plus importante fait écho dans sa tête.

— Dis, Phili, quand tu travaillais pour la mafia, qui était le meilleur informateur du milieu ?


Viennent-ils de se faire un nouvel ennemi ou un potentiel adversaire de jeu ?



FIN
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