Rencontre du duo de base (PV Phili)

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Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Soo Lin Yao le Dim 17 Juil - 23:36

Soo Lin tend la main et s’agrippe à une cheville froide pour se hisser par-dessus les corps. L’odeur de décomposition est telle qu’il lui faut rester très concentrée pour ne pas se mettre à croire que son propre corps est en train de pourrir. Elle a la nausée, et se couvre la bouche et le nez de son écharpe de laine pour empêcher son cœur de lui remonter dans la gorge. Elle parvient finalement à se glisser complètement hors de la pile de cadavres, et se hisse hors de la fosse, à bout de souffle. À genoux dans la poussière, sa respiration laborieuse commence à s’équilibrer. L’air frais qui entre dans sa cage thoracique atténue la nausée, mais l’odeur aux alentours est toujours insoutenable. Il ne faut pas rester ici trop longtemps. Dans quelques minutes, les officiers de Kyrial reviendront pour jeter la terre qui ensevelira la fosse commune.

Juste avant de se prendre pour une morte, Soo Lin avait subtilisé à son père, général dans l’armé du pays, l’appareil qu’il utilisait pour communiquer par radio avec ses soldats. Un petit message brouillant les ondes avait permis ce hiatus, durant lequel les officiers essayaient de résoudre le problème, attendant les ordres de leurs supérieurs. Elle devait donc faire vite pour ne pas être repérée. Devant ses yeux s’étalent les ruines de l’ancien pays, juste avant que ne commence la glorieuse cité d’Asheimkai. Derrière, la fosse commune dans laquelle sont jetés les cadavres de Kyrial, puis le champ de mines pour dissuader les immigrants illégaux, et enfin le mur séparant le territoire de Kyrial de celui d’Asheimkai. Vers l’Ouest, le poste de garde pour l’entrée de la cité dictatoriale. À une trentaine de mètre, il y a un camion garé. De la contrebande ? Se glisser à l’intérieur serait sa seule chance d’atteindre intacte la ville des rebelles.

Soo Lin regarde autour d’elle pour s’assurer que la voie est libre, puis se met en position, comme une coureuse sur la ligne de départ. Elle ferme les yeux, prend une grande inspiration, puis se met à courir.

Ceci pourrait être l’enquête du siècle, ma vieille.


Une fois le camion atteint, elle se jette dans le coffre arrière et se blottit dans un coin, cherchant quelque chose pour se couvrir, à l’abri des regards. Elle s’empare d’une grande bâche recouvrant des armes et se glisse en-dessous. Juste à temps, manifestement, car c’est à ce moment que commencent les coups de feu. Soo Lin en compte sept. Elle entend des corps tomber, trois précisément. Après une minute de silence, elle passe la tête hors de la bâche, jette un coup d’œil. Un jeune homme se tient debout devant l’un des corps abattu. À son regard, Soo Lin devine qu’il connait la victime.

Au final, il laisse l’homme gisant sur le sol et vient s’installer au volant du camion. Il semble être le seul survivant de ce carnage. Soo Lin le laisse démarrer, puis observe le désert de ruines qui entoure le pays où elle a grandi s’éloigner derrière elle. L’air est frais et sec, agréable, mais poussiéreux sur la peau. Un peu avant d’atteindre la miroitante cité colorée, le jeune homme s’arrête pour faire le plein d’essence. La jeune femme en profite pour sortir du coffre et monter sur le siège passager, indifférente à son allure et odeur de zombie.

- Je fais la route avec toi depuis Kyrial et ce siège me paraissait plus confortable que le fond du coffre, lui dit-elle simplement, quand il revient.

Se doutant qu’il pourrait réagir agressivement, elle ajoute :

- Ne t’inquiète pas, je ne suis pas armée. Cet homme fusillé, c’était ton patron je présume ?



Dernière édition par Soo Lin Yao le Mar 19 Juil - 20:04, édité 2 fois
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Re: Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Philibert le Lun 18 Juil - 11:48

Le camion avançait le long de cette route déserte, laissant dans son rétroviseur les murs d'Asheimkai s'éloigner petit à petit. Philibert, au volant, était chargé de conduire son patron sur les lieux d'une transaction pour récupérer de vieilles armes à l'armée de la ville dictatoriale maintenant face à eux, sur ordre du grand chef de cette petite Mafia.
Il jeta rapidement un coup d’œil à droite pour observer ce grand homme aux cheveux longs, qui tapotait nerveusement le tableau de bord. Son patron était extrêmement tendu ces derniers temps, et même si Philibert se moquait de savoir pourquoi, il avait bien remarqué qu'il se passait des choses au sein de l'organisation criminelle.
Ces derniers jours, il avait fait office de garde du corps 24 heures sur 24, chez son patron même. Il avait entendu malgré lui plusieurs conversation téléphonique, et des agacements de plus en plus récurrents entre les lieutenants de la mafia au niveau de la répartition du pouvoir et tralala.
Son patron avait peur, et ça se voyait.
Ils arrivèrent finalement au point de rendez vous, sans le moindre accident, mais non loin d'une fosse commune pas encore recouverte.

" - Super." Lanca Philibert alors qu'il coupait le moteur.

Il n'aimait pas venir dans ce coin là, les bancs des rues d'Asheimkai lui manquait déjà terriblement.
Alors qu'ils descendaient de leur véhicule loué, deux hommes se rapprochèrent d'eux, sûrement les "vendeurs".
Philibert mis les mains dans les poches, attendant tranquillement un pas derrière le boss, mais quelque chose capta son attention. Le plus grand des deux lui avait lancé un drôle de regard, le garde du corps aurait été incapable de dire précisément quels émotions dégageaient celui-ci, mais il captiva suffisant l'esprit feignant du brun pour lui faire lever un sourcil.

L'échange suivi son cours plus ou moins normalement, Philibert et l'homme au regard étrange furent chargés de rentrer les armes dans le camion, tandis que les deux autres allaient parler prix. De toute sa volonté, le garde du corps s'empara d'une arme dans chaque main et traîna la patte pour les mettre dans le coffre à l'arrière. Son collègue temporaire, lui, les prenait en tas se crispant et serrant les dents, il était tendu, extrêmement tendu.
Philibert se demanda ce qu'ils avaient tous aujourd'hui, ce n'est pas la première fois qu'ils importaient des armes illégalement, enfin ils avaient tout les deux l'air de travailler pour une mafia, c'était un peu leur lot quotidien, qu'est ce qui pouvait bien le tendre de la sorte?
Finalement, après un effort inconsidérable, le brun posa sa quatrième armes dans le camion avant que le grand gaillard qui l'aidait ne lâche son tas de 6 armes d'un coup pour la énième fois, juste avant de recouvrir le tout d'une bâche. Ils se dirigèrent alors vers les deux autres criminels une dizaine de mètres devant eux.
Et puis tout dégénéra.
L'interlocuteur de son patron sorti une arme, précisément au moment où Philibert entendu un bruit métallique dans son dos. C'était pour ça toute cette crispation.
Il se retourna avec une vitesse insoupçonnée et décala le poignet de son adversaire vers le ciel, celui-ci tira deux coups de feu dans la précipitation, espérant toucher le brun en vain. Trois autres coup de feu retentirent derrière lui. Son patron avait donc réagi !
Philibert enchaîna avec une droite dans la mâchoire qui sonna complètement son adversaire à défaut de le faire tomber, il en profita pour passer derrière lui et maintenir la main armée du grand gaillard avec la sienne, pour observer la situation.
Son patron était à terre, l'autre le visait malgré le fait qu'il soit désormais caché derrière son acolyte.
Il força son otage à tirer en même temps que l'autre tira. Encore deux coups de feu.
Les deux balles furent mortelles, par chance, et les deux hommes n'ayant pas d'otages s'effondrèrent.
Philibert, toujours debout, trottina vers son patron gisant au sol. A la grimace de peur déformant son visage pâle et grâce au filet de sang glissant le long de sa bouche, le garde du corps comprit qu'il était mort.
Appréciait il cet homme désormais inerte? Non. A vrai dire, il était son patron, celui qui le payait, mais il n'avait jamais fait preuve de gentillesse ou de ménagement envers lui. Il le voyait comme un outil après tout, et c'est ce qu'il était.
Était il content de sa mort? Non plus. Désormais, il était perdu. Plus de patron, plus de salaire, plus d'appartement de "fonction", comment allait il aider sa mère?
Le brun passa sa main dans ses cheveux, tout en continuant de regarder le visage qui ne pouvait plus changer d'expression de son patron.

" - ... Je fais quoi maintenant?..."

Après quelques secondes d'hésitation, il marcha vers le camion et se remit au volant. Il fallait déjà partir d'ici. Il reprit la route en sens inverse, laissant cette fois-ci trois cadavres s'éloignaient dans le rétroviseur.
Son voyage si fit interrompre par un petit bip, l'essence allait manquer. Il fit encore quelques kilomètres avant de s'arrêter à une station service. Machinalement, il descendit à la pompe, remplit le camion et ... s'allongea sur un banc à côté.
Les yeux rivés vers le ciel, les deux mains liés sur le torse il regarda le ciel quelques minutes. Il n'y a pas à dire, qu'est ce qu'il était bien là.
Mais la vie devait suivre son cours, il se dirigea vers son véhicule qu'il conduisait à une destination inconnue, ouvrit la porte, prit appui sur la marche pour rentrer dans la cabine et vit une femme, ce qui le stoppa en plein mouvement.
Son parfum était loin d'être agréable, et son visage ne montrait surement pas son meilleur jour, mais elle lança :

"- Je fais la route avec toi depuis Kyrial et ce siège me paraissait plus confortable que le fond du coffre.

- Oui, tu te trompes pas mais..."


Elle le coupa cependant :

"- Ne t’inquiète pas, je ne suis pas armée. Cet homme fusillé, c’était ton patron je présume ?

- Lequel?"

Quelle réponse... agréable? Sur ce coup, il n'avait guère réfléchi. Avant de recommencer à parler, il préféra se mettre au poste de conducteur et fermer la porte. Il huma l'air deux trois fois, ouvrit la fenêtre, et continua :

" - En tout cas, oui un des trois est mon... Était mon patron. Et je pense qu'on a été piégé, donc je ne sais actuellement pas où aller et ni quoi faire de ce camion, je suis pas sûr que ce soit ta meilleure option pour venir. Mais après, je n'aime pas marcher, c'est fatiguant, donc si tu veux rester pour ne pas avoir envie de marcher tu peux."

Oui, notre jeune homme était inconscient, il n'envisageait pas toutes les options possibles, après tout il n'avait jamais eu à craindre pour sa vie, n'étant pas important et plutôt difficile à abattre, et ayant reçu des ordres toute sa jeunesse, maintenant qu'il était seul, il était perdu.
Il démarra le camion, et regarda dans la direction de cette jeune femme étrange, comme pour lui dire "tu as quelques secondes si tu veux encore descendre", tout en terminant :

" - Au fait, moi c'est Philibert."
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Re: Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Soo Lin Yao le Mer 20 Juil - 22:05

- Cet homme fusillé, c’était ton patron je présume ?

- Lequel ?


Soo Lin ne répond pas. Pour elle, c’est évident, mais le manque totale de méfiance du jeune homme la surprend un peu. Elle a coutume d’être celle qui déstabilise.

- En tout cas, oui un des trois est mon... Était mon patron. Et je pense qu'on a été piégé, donc je ne sais actuellement pas où aller et ni quoi faire de ce camion, je suis pas sûr que ce soit ta meilleure option pour venir. Mais après, je n'aime pas marcher, c'est fatiguant, donc si tu veux rester pour ne pas avoir envie de marcher tu peux.

Elle prend alors quelques secondes pour l’examiner plus attentivement. Ses jointures rougies autour du volant montrent qu’il s’est battu récemment, et ce n’était probablement pas sa première fois ; un coup non-calculé n’aurait pas laissé pareilles marques. À ses yeux légèrement rougis, elle déduit qu’il n’a pas dû avoir des habitudes de sommeil très stables ces derniers temps. Il doit donc sortir d’une période plus mouvementée de sa vie, pourtant Soo Lin ne trouve sur lui aucune marque de stress apparent. Quelqu’un d’autre l’aurait tenu éveillé sans lui dire pourquoi ? Non, il aurait probablement été nerveux de ne pas savoir. Le manque d’informations est le pire piège pour les rouages de l’imagination…

- Au fait, moi c’est Philibert.

La jeune femme force un maigre sourire. Hypothèse : Un garde du corps ? Il a l’air en forme, mais pas suffisamment musclé pour impressionner. Ce ne doit pas être son occupation principale, quoique son allure banale pourrait être un bon camouflage pour une arme secrète insoupçonnée. Comment aurait-il fait, autrement, pour s’en sortir indemne alors que tous les autres impliqués dans cette altercation se sont fait abattre ? Il n’y a que deux possibilités : la chance, ou bien des capacités hors du commun. Et Soo Lin croit difficilement à la chance.

- Soo Lin Yao.

Récapitulatif : il a été contraint de jouer les gardes du corps de façon intensive durant les derniers jours, sans toutefois être réellement préoccupé par le bien-être de la personne qu’il protégeait, en l’occurrence l’homme gisant au sol sur lequel il avait longtemps arrêté son regard avant de monter dans le camion. Quelle est sa motivation dans ce cas ? L’argent ? Pas impossible, quoique peu probable. Il a dit ‘’je ne sais pas quoi faire de ce camion’’. Si vraiment, il était séduit par l’appât du gain, il serait pressé de le revendre, de même que toutes les armes qu’il contient.

- Je t’en prie, lui dit-elle, lui signifiant qu’il pouvait démarrer, tu as un téléphone portable ?

Il lui prête et elle compose rapidement un numéro. La réceptionniste d’un grand hôtel lui répond d’une voix mielleuse.

- Bonjour, j’aimerais réserver une chambre pour ce soir. L’une de vos suites les plus spacieuses, mon patron n’acceptera pas de dormir dans de la pacotille… Oui, précisément… Au nom d’HellRoy Jadziah.

Le silence de son interlocutrice la fait sourire. La partie est commencée, chérie.

- Tout à fait… Merci.

Son sourire est sincère lorsqu’elle raccroche. Elle remarque alors, sur la route devant eux, une petite pharmacie glissée comme une sardine entre deux autres commerces.

- Peux-tu t’arrêter, s’il-te-plait ? Ça ne prendra que dix minutes.

En trombe, et espérant que Philibert ne partira pas sans elle, elle se précipite dans la boutique. Sous les regards suspicieux du caissier, elle achète du shampoing, revitalisant, maquillage et un flacon de parfum bon marché à la pêche. Elle demande ensuite la clé de la salle de bain. Dans le lavabo, elle se lave les cheveux en vitesse et se débarrasse de son manteau et de son écharpe ayant été en contact avec les corps. Elle les abandonne dehors, dans une benne à ordures et revient s’asseoir aux cotés de Philibert en tordant ses cheveux sur son épaule droite.

- Cet hôtel, tu sais où il est ? demande-t-elle en lui montrant l’adresse notée sur un bout de papier. Tu pourrais m’y conduire ? Je te paierai le diner en guise de gratitude.

Une fois à la réception de l’hôtel, Soo Lin prend un air hautain et va réclamer la clé de la chambre d’ « HellRoy ».

- Monsieur Jadziah n’est pas avec vous ? demande l’employée avec un regard soupçonneux.

- Il arrivera d’ici 20 heures.

La jeune femme fronce les sourcils, puis pose quelques questions afin de « chercher dans le dossier ». Adresse, date de naissance, code postal, etc, auxquelles la chinoise répond correctement.

- Je vous prie de ne pas nous donner la suite 267. Le patron l’a détesté la dernière fois, tu te souviens Phili ?

Elle se tourne vers lui avec un léger rire, espérant le voir jouer le jeu et se rapproche, pendant que la réceptionniste pianote sur son clavier, pour lui murmurer :

- Retiens ton souffle.

Elle sort le parfum à la pêche et en vaporise une bouffée devant elle. Sans lever les yeux, l’employée grimace à cette odeur saturée de sucre chimique.

- Je vous remercie, dit Soo Lin en prenant la carte magnétique qu’elle lui remet.

Elle s’engouffre alors dans l’ascenseur, Philibert sur les talons.

- Somnifère en aérosol, dit-elle simplement une fois dans la cabine. J’en ai mis quelques gouttes dans le parfum à la pharmacie. Durant les prochaines heures, elle sera si concentrée à rester éveillée qu’elle ne remarquera jamais qu’ « HellRoy » ne se présente pas.


Vivement une douche.
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Soo Lin Yao

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Re: Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Philibert le Mer 3 Aoû - 6:39

- Soo Lin Yao.

Au moment où l'inconnue prononça son nom et lui fit signe, Philibert enfonça la pédale et le camion démarra. Ils allaient donc voyager ensemble. Cependant il réfléchit quelques secondes, mais ce nom ne lui disait absolument rien, il haussa donc les épaules en passant son bras gauche par la fenêtre, après tout c'était comme une auto stoppeuse forcée. Un léger silence prit place dans la cabine, mais ce fût la jeune femme à la senteur particulière qui le brisa :

- Tu as un téléphone portable ?

Sans réfléchir, Philibert hocha la tête pour dire oui en laissant s'échapper un mince "hm hm" d'approbation. De sa main libre, il fouilla alors dans la poche de son pantalon noir et se munit de l'appareil en question avant de le jeter doucement sur les genoux de la passagère.
Puis là, une idée lui vint en tête, et si elle faisait comme dans les films et jeter le téléphone par la fenêtre pour ne pas être localisé? Il jeta un coup d’œil discret en direction de la jeune femme et lâcha un léger soupir en la voyant composer un numéro et commencer une conversation.
Conversation qu'il n'écouta pas le moins du monde par ailleurs, il n'aimait pas se mêler des affaires des autres, qu'importe le sujet, grave ou non, sans compter qu'il se demandait à chaque intersection où aller, ne sachant toujours pas quoi faire de ce camion, de ces armes, de sa vie tout simplement.
Jamais il ne c'était posé la question sur son avenir si son patron venait à disparaître, et même en y songeant, il n'aurait jamais cru être aussi perdu...
Soudainement, il entendit une demande :

- Peux-tu t’arrêter, s’il-te-plait ? Ça ne prendra que dix minutes.

-Bien sûr. Répondit Philibert.

Il gara le camion sur le bas côté de la route afin de laisser passer d'autres véhicules si le cas se présentait, content d'avoir eu un nouveau "guide" l'espace de quelques secondes, puis il vit Soo descendre rapidement et entrer dans une pharmacie.
Le brun en profita pour s'affaler dans son siège, croisant les bras derrière son crâne en regardant le ciel au travers du pare brise. Il flânait, sa grande passion dans la vie, même si il trouvait les bancs plus pratiques pour ça.
Finalement, quelques minutes plus tard, il entendit la porte de son véhicule s'ouvrir, il tourna la tête en gardant toujours cette position et vit, une fois de plus, une femme.
Interloqué il leva un sourcil, puis finit par reconnaître son auto stoppeuse, elle avait bien changée par rapport à leur première rencontre, elle était passée de chose à l'odeur indescriptible à femme relativement mignonne et séduisante.
D'ailleurs, cette nouvelle Soo prit la parole une fois de plus :

"- Cet hôtel, tu sais où il est ? Tu pourrais m’y conduire ? Je te paierai le dîner en guise de gratitude.

-Oui, on n'est pas très loin. Allons-y, de toute façon je n'ai rien d'autres à faire et je saurais où manger ce soir au moins !"

La route se passa sans encombre, il y avait peu de circulation en ce moment, arrivé à proximité de l'immeuble, le brun trouva une place libre et se gara, il descendit du véhicule avant d'emboîter le pas de la jeune femme qui semblait pressée, laissant ainsi un camion plein d'armes en pleine rue, mais est ce que ça importait au jeune homme de main? Pas le moins du monde, il semblait retrouver petit à petit un but, enfin un patron, auprès de cette jeune femme.
En pénétrant dans le hall de l'immeuble, il reconnut les lieux, sa dernière mission ici était de passer à tabac un garde du corps en guise d'avertissement, enfin si ses souvenirs étaient bons.

Soudain, il entendit son nom dans la conversation

- Je vous prie de ne pas nous donner la suite 267. Le patron l’a détesté la dernière fois, tu te souviens Phili ?

- Euh... Ouais?

Il regarda la jeune chinoise comme pour demander si il avait eu juste n'ayant absolument rien suivi. Puis il leva les yeux vers la réceptionniste, qui se remit à chercher sur son ordinateur.

- Retiens ton souffle.

Cette phrase venait comme un cheveux sur la soupe, mais une nouvelle fois sans réfléchir, le jeune homme à la cravate rouge s'exécuta. Il prit une légère inspiration, et arrêta de respirer.
Devant lui, son auto stoppeuse se mit à vaporiser du parfum, l'odeur ne devait pas être agréable vu la réaction de la jeune femme de l’accueil qui s'empressa de remettre une clé magnétique.
Soo s'écarta et rentra dans un ascenseur, Philibert resta derrière elle en glissant les mains dans les poches, cette jeune femme semblait savoir ce qu'elle voulait. La suivre était donc sa meilleure option aujourd'hui.
Dans l'ascenseur, la brune révéla son plan sans se méfier, mais en contre partie Philibert ne se posa aucune question sur ses intentions alors que n'importe quelle personne un minimum logique se serait demandé ce qui se tramait vu les circonstances de leur rencontre.
Cependant, le nom d'Hellroy fit écho dans son esprit, il l'avait déjà entendu quelque part. Il ne sait plus où ni pourquoi, mais ce nom lui était pourtant familier.

Finalement, ils entrèrent dans une luxueuse chambre de l'hôtel, et c'est à ce moment que Philibert eu le déclic. Cette femme semblait déterminée, savoir ce qu'elle voulait, intelligente, et probablement seule vu qu'elle devait faire confiance à un inconnu, en l’occurrence lui. Et si... ?

Le jeune homme la retint par le bras alors qu'elle filait dans la salle de bain, cette jeune femme ferait une excellente patronne, rendant donc son utilité au jeune Philibert. Il la regarda dans les yeux et déclara alors :

" - Ecoute, j'ai plus de patron, j'suis un peu perdu. Est ce que tu ne voudrais pas m'embaucher? Je peux tout faire quasiment, que ce soit légal ou non, enfin j'ai déjà trempé des deux côtés de la loi. et, à défaut d'avoir un CV, j'ai ça..."

Le brun la lâcha, s'éloigna de deux pas pour se rapprocher du lit en desserant sa cravate légèrement avant d'enlever le premier bouton de sa chemise blanche, puis il se tourna vers elle :

" - Je suis un peu feignant, mais essaye de me frapper."
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Re: Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Soo Lin Yao le Mar 9 Aoû - 20:01

La suite que l'on confie à HellRoy est spacieuse et épurée. Elle contient un boudoir tout en blanc surplombé d'un lustre en cristal au-dessus d'une table à café d'acajou, deux canapés moelleux, une vue époustouflante sur les immeubles et panneaux colorés de la ville et, un peu plus loin, la chambre des maîtres au lit aussi massif que celui d'un roi et la salle de bain à la fine pointe de la technologie et du bon goût. Soo Lin se demande vaguement si le véritable HellRoy l'aurait appréciée.

Pour le moment, du moins, elle est spécialement attirée par la salle de bain. Son nouveau compagnon l'arrête toutefois avant qu'elle ne puisse y entrer. Ah oui, il est toujours là, lui.

- Écoute, j'ai plus de patron, j'suis un peu perdu. Est-ce que tu ne voudrais pas m'embaucher? Je peux tout faire quasiment, que ce soit légal ou non, enfin j'ai déjà trempé des deux côtés de la loi. Et, à défaut d'avoir un CV, j'ai ça...

Soo Lin hausse un sourcil. L'embaucher ? Il est vrai qu'un assistant serait plutôt pratique dans le travail qu'elle veut faire... Ce jeune homme semble d'ailleurs doté d'un talent tout particulier pour l'art de ne pas poser de questions stupides, ce qui est assez rare. D'un autre côté, elle ne sait absolument rien de lui et son passé. Si ça se trouve, quelqu'un l'a engagé pour la filer ou l'assassiner. Les rumeurs courent, à Kyrial, qu'Asheimkai est assez bien nantie en termes de tueurs à gages. Il défait alors sa cravate et le col de sa chemise, et la jeune femme se demande un instant s'il compte présenter son corps comme principal argument, puis se rappelle de ses capacités spéciales, enfin, celles qu'il doit forcément posséder bien qu'elle ne les a pas encore vues.

- Je suis un peu feignant, mais essaye de me frapper.

- Garde ça pour les hommes de mains d'HellRoy, lui dit-elle avec un demi-sourire. Quelque chose me dit que nous allons devoir nous frotter un peu à eux ce soir...

Elle embrasse la vue du regard et soupire.

- Tu n'as pas dormi depuis plusieurs jours, je me trompe ? Fais une sieste si tu veux. Je vais t'écrire mes conditions et je te les exposerai pendant le diner, ça te va ?

Sur quoi elle part s'enfermer dans la salle de bain pour prendre une douche d'au moins 20 minutes. En sortant, elle s'enveloppe dans l'un des épais peignoirs éponge fournis par l'hôtel et vient s'installer devant le secrétaire (aussi en acajou). S'emparant du téléphone, elle compose alors le numéro du service aux chambres.

- Oui, Bonjour ? Je suis dans la chambre 236, puis-je vous confier une petite course pour moi ?

***

Soo Lin brosse ses longs cheveux noirs devant la glace de la salle de bain. Elle a passé la robe de soirée vert sombre que lui a apportée la femme de chambre, après sa demande au service de réception. Naturellement, les employés ne font pas ça de coutume, mais pour une chambre occupée par HellRoy Jadziah...

Une fois sommairement maquillée, elle rejoint Philibert dans le boudoir. Le soleil a désormais disparu à l'horizon et la ville n'est plus qu'éclairée par les lumières des immeubles, lampadaires et écrans publicitaires.

- Ta chemise est pleine de poussière, fait-elle remarquer. Ils ne te laisseront pas entrer habillé comme ça. J'ai pris soin de t'en faire venir une en même temps que cette robe. J'ai déduis tes mensurations à l'œil, j'espère qu'elle t'ira.

Tous deux se rendent ensuite au sommet de l’hôtel ou se trouve leur chic restaurant. L’hôtesse les conduit à une table bien placée et Soo Lin sort alors une pile de feuilles soigneusement rédigées sur le papier à lettres portant le logo de l’hôtel.

- Je ne pourrai pas t’offrir un salaire pharaonique, mais si tu veux toujours travailler pour moi, voici ton contrat. Je suis détective privée. Je travaille parfois avec la police, parfois non. Cela dépend des cas. Je compte prochainement ouvrir un cabinet quelque part dans cette ville.


Elle le laisse parcourir ses règles du regard, puis insiste sur les points qu’elle considère les plus importants.

- Premièrement, tu dois toujours répondre à mes textos. Si tu t’en fiches, tu peux m’envoyer ‘’raf’’ pour ‘’rien à faire’’, mais je veux une réponse. Ensuite, j’ai horreur des couleurs chaudes, elles m’empêchent de me concentrer, alors porte le moins possible de rouge, orange, jaune et rose. Je suis prête à tolérer la cravate si tu y tiens vraiment, mais il se peut que je te demande de l’enlever en période chargée. J’aimerais que tu sois joignable et disponible 24h/24, mais je peux t’accorder 1 ou 2 jours de congé par semaine, bien que nous ne travaillerons probablement pas tous les jours. Des questions jusque là ?
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Re: Rencontre du duo de base (PV Phili)

Message par Philibert le Ven 12 Aoû - 7:28

- Garde ça pour les hommes de main d'Hellroy. Quelque chose me dit que nous allons devoir nous frotter un peu à eux ce soir...

Ce n'était pas vraiment le genre de réponse auquel s'attendait le brun. Il c'était attendu à une droite ou peut être un coup de pied dans les parties les plus sensibles de l'homme, cible de choix pour neutralisé une créature de sexe masculin, mais ce refus si rapide le surprit. Qu'est ce que ça signifiait ? Oui? Non? Seulement pour ce soir? Mais elle le paierait ce soir ? De toute façon, qu'elle que fût la réponse Phili avait prévu de rester dans cette suite et avec cette femme quelques temps, au moins parce qu'il saurait quoi faire ce soir au lieu de errer sans but dans le centre ville, sans compter qu'on était tout de même mieux dans une suite de luxe que dans la rue à marcher, marcher c'esr fatiguant.

- Tu n'as pas dormi depuis plusieurs jours, je me trompe ? Fais une sieste si tu veux. Je vais t'écrire mes conditions et je te les exposerai pendant le diner, ça te va ?

Un sourire non retenu vint s'inscrire sur le visage du brun, il regardait cette jeune femme droit dans les yeux avant qu'elle ne commence à s'éloigner vers la salle de bain, elle allait l'embauché et son premier ordre était dort. Cette femme était la patronne idéale, en plus il n'avait même pas eu à se pseudo battre pour qu'elle accepte sa proposition.
Sans attendre plus, sans se changer, ce même sourire aggripé à ses lèvres, le brun se jeta enfin sur le matelas si souple et confortable, il sentait son corps comme envellopé dans la douceur au milieu de ce luxe abondant, et ainsi, il s'endormit en quelques secondes.

Son réveil fut presque aussi doux que son sommeil profond, sans se lever il se retourna en s'étirant , entendant la douce voix de sa future patronne :

- Ta chemise est pleine de poussière. Ils ne te laisseront pas entrer habillé comme ça. J'ai pris soin de t'en faire venir une en même temps que cette robe. J'ai déduis tes mensurations à l'œil, j'espère qu'elle t'ira.

Le brun se redressa alors, se trouvant assis sur le bord du matelas, l'objet en question face à lui, la chemise semblait cher et etonament luxueuse, lui qui n'aimait pas les personnes qui dilapidait leur argent allait probablement se sentir comme eux, mais sans chercher à comprendre pourquoi il devait bien se vêtir, Philibert se leva et commença à se changer devant sa patronne hypothétique, dévoilant les legères cicatrices de son dos à cette jeune femme, sans se soucier que se changer est censé être de l'ordre privé.
Puis, une fois dans en tenue correcte, il emboîta le pas de Soo qui l'emmenait alors au sommet de l'immeuble, l'ascenseur lui rappelait vaguement quelque chose aussi, mais aucun souvenir particulier ne surgit.
Une fois dans le restaurant, une jeune femme leur indiqua où s'asseoir , ils se retrouvèrent à une table un peu à l'écart, avec des couverts qui devaient valoir le double de son ancien salaire, mais ces mêmes couverts ne tardèrent pas à se faire recouvrir par quelques feuilles de papier :

- Je ne pourrai pas t’offrir un salaire pharaonique, mais si tu veux toujours travailler pour moi, voici ton contrat. Je suis détective privée. Je travaille parfois avec la police, parfois non. Cela dépend des cas. Je compte prochainement ouvrir un cabinet quelque part dans cette ville.

Un contrat? Le brun le saisit et commença à lire en diagonale , sans vraiment faire attention à ce qui y était écrit, il n'avait jamais eu de contrat auparavant, tout était illégal, il n'avait pas le moins du monde l'habitude de gérer les papiers importants.
C'est pour ça qu'il posa le papier rapidement, preférant écouter les conditions à l'oral, comme lors des entretiens mafieux.

- Premièrement, tu dois toujours répondre à mes textos. Si tu t’en fiches, tu peux m’envoyer ‘’raf’’ pour ‘’rien à faire’’, mais je veux une réponse. Ensuite, j’ai horreur des couleurs chaudes, elles m’empêchent de me concentrer, alors porte le moins possible de rouge, orange, jaune et rose. Je suis prête à tolérer la cravate si tu y tiens vraiment, mais il se peut que je te demande de l’enlever en période chargée. J’aimerais que tu sois joignable et disponible 24h/24, mais je peux t’accorder 1 ou 2 jours de congé par semaine, bien que nous ne travaillerons probablement pas tous les jours. Des questions jusque là ?

Le brun s'affala sur sa chaise confortable, son comportement était bien différent des véritables fortunes de la cité. Il regarda alors Soo pour lui répondre, remarquant une nouvelle fois que ce maquillage et cette tenue l'embellissait, clairement, il n'avait plus en face de lui la même femme que ce matin. Il finit par répondre :

- Et bien, c'est comme la mafia, les jours de congé en plus si on enlève l'histoire de couleur, donc tout me va.

Philibert n'avait pas retenu le passage sur la police, c'est vrai qu'il avait échappé à un casier grâce aux multiples relations des truands, mais il devait sûrement être connu là bas pour divers petits méfaits.
D'ailleurs il commença à dévoiler une petite partie de son passé pour jouer cartes sur table avec la détective, totalement inconscient des conséquences qui pourraient en suivre :

- Je viens d'un réseau de combat clandestin, j'ai aucune formation particulière, je n'ai pas fait d'études, mais je suis apte à faire tout ce que tu me demanderas pour le travail, que ce soit de tenir des papiers jusqu'à mettre le feu à un bâtiment. J'espère que ça te convient aussi.

Dévoilé ainsi ses penchants criminels... Philibert était véritablement irreflechi et inconscient, mais pour une fois, ça n'avait pas l'air de déplaire à son employeur, tandis que le menu arrivait jusqu'à eux.
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Philibert

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